EADS et Boeing testent le kérozène vert

 |   |  331  mots
L'européen EADS et l'américain Boeing mènent tous deux actuellement des vols d'essai avec du biocarburant, des tests médiatisés mais les objectifs des deux groupes dans ce domaine restent pour l'instant vagues et très lointains.

EADS va faire voler un petit avion avec un carburant tiré à 100% des algues, selon le quotidien allemand Die Welt, lors du salon de l'aviation à Berlin la semaine prochaine. Une première mondiale, a affirmé au journal Jean Botti, directeur de la Technologie d'EADS.

Il devrait s'agir d'un bi-moteur Diamond DA42, selon un responsable d'EADS en Allemagne, Gregor Kursell, qui indique que le groupe a dû pour cet essai (quelques vols quotidiens) acheter "la quasi totalité du kérosène aux algues actuellement produit dans le monde", soit environ 2.000 litres. Le biocarburant tiré des algues reste encore une technologie expérimentale, avec des productions qui n'ont pas encore atteint l'échelle commerciale.

Même si Gregor Kursell dit souhaiter à terme que les avions du groupe utilisent 10% de carburants verts, officiellement EADS n'a qu'un but lointain : réduire ses émissions de CO2 et de bruit de moitié d'ici 2050.

Chez Boeing, des avions de combat verts ?

De son côté, Boeing va investir dans une technologie permettant à ses avions de combat et autres appareils militaires de consommer des biocarburants : un F/A-18 Super Hornet a déjà volé sans problème avec un mélange 50/50 de carburant traditionnel et de biocarburant, le premier vol supersonique avec un tel mélange.

Mais Boeing aussi parle d'un projet à long terme qui s'étalera sur "plusieurs décennies". Le gouvernement américain a lui aussi donné des subventions pour des recherches sur le kérosène vert dans le domaine militaire.

Enfin Boeing et la compagnie pétrolière chinoise PetroChina ont conclu un accord pour développer en Chine une production de biocarburants pour l'aviation dans le cadre d'un accord plus vaste entre Chine et Etats-Unis dans ce domaine, qui implique aussi des instituts de recherche dans les deux pays.

Une dizaine de grandes compagnies commerciales européennes, américaines et japonaises ont testé avec succès des biokérosènes l'année dernière, mais sans pour l'instant décider de programmes à plus grande échelle.

 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :