Solaire : Desertec de moins en moins européen ?

Quelques semaines après Siemens, c'est au tour de Bosch d'annoncer son retrait du projet géant de centrales solaires et éoliennes en Afrique du Nord et au Moyen Orient. Dans le même temps, des rumeurs circulent sur l'entrée de l'américain First Solar et du chinois SGCC.
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Les temps sont durs pour les grands projets d'énergie alternative. Née en 2009, l'initiative Desertec, qui vient de tenir son assemblée annuelle, vise l'installation de 200 gigawatts (GW) de centrales solaires et éoliennes en Afrique du Nord et au Moyen Orient d'ici à 2050, dont une partie pourrait être exportée vers l'Europe pour répondre à 15 % de ses besoins, pour un investissement de 400 milliards d'euros. Lancé par une douzaine de groupes allemands (notamment MunichRe, Deutsche Bank, E.ON ou RWE), le projet a rallié plus d'une vingtaine d'entreprises, dont les italiens Terna et Enel, l'espagnol Red Electrica et le français Saint-Gobain Solar.

Après Siemens, Bosch se retire

Mais après la décision annoncée il y a quelques semaines par Siemens, l'un de ses membres fondateurs, de vendre ses activités solaires et donc de quitter le projet, c'est au tour de Bosch et plus précisément de sa filiale Rexroth spécialisée dans les trackers pour le solaire à concentration, d'annoncer qu'il ne renouvellera pas son adhésion à la fin de l'année. Diverses rumeurs circulent d'ailleurs sur les décisions plus globales que pourrait prendre Bosch quant à ses activités solaires, même si l'option d'un abandon pur et simple à l'instar de Siemens semble peu probable, contrairement à ce qui avait circulé il y a quelques semaines dans la presse allemande.

First Solar et le chinois SGCC bientôt actionnaires ?

Desertec compte également plusieurs pays partenaires dont la France, l'Allemagne et l'Espagne. Cette dernière, justement, tarde à confirmer son investissement dans ce qui devrait constituer le premier projet Desertec, baptisé Saiwan, une centrale solaire de 150 mégawatts (MW) au Maroc. Ce retard freinerait d'ailleurs la décision de l'américain fabricant de panneaux solaires à couches minces, First Solar, de devenir actionnaire du projet dont il est d'ores et déjà associé. Un autre acteur, le gestionnaire du réseau électrique chinois State Grid Corporation of China (SGCC) pourrait également rejoindre le projet. Au grand dam de certains de ses membres fondateurs allemands qui souffrent de la concurrence asiatique, une situation qui a d'ailleurs conduit à la faillite l'un d'entre eux, le spécialiste allemand du solaire à concentration Solar Millenium. 

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Commentaires 13
à écrit le 14/11/2012 à 20:03
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Le projet Desertec est à ma connaissance une initiative privée d'industriels allemands destinée à mobiliser les fonds des riches banques islamistes pour financer leur business dans les centrales solaires ; les risques majeurs sont l'instabilité poli...

le 15/11/2012 à 0:36
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Desertec ne doit fournir que 15% d'énergie à l'Europe. Le projet intéresse plus particulièrement les pays d'Afrique du Nord et Moyen-Orient. L'Arabie Saoudite qui a des grands projets solaires a déjà remporté des appels d'offres importants au Maroc. ...

à écrit le 14/11/2012 à 1:49
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Ce n'est pas 2 GW l'objectif installé mais 200 GW ! Dommage pour la réputation du journal La Tribune de faire des erreur aussi grossières dans un article sur une énergie qui aura autant d'importance dans les prochaines années. Même si les industriels...

le 15/11/2012 à 0:41
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Les allemands qui se retirent sont certes importants en taille mais une minorité, pas tous ! Mais il y a de grosses arrivées avec les chinois, les américains dont First Solar, les brésiliens etc. Pour le PV il y a quand même un souci, c'est la chaleu...

le 28/11/2012 à 17:14
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Merci d'évoquer le sujet trop ignoré comme quoi les hautes température dégradent les performances des panneaux. Les chiffres peuvent donner l'impression que l'effet n'est significatif qu'à des températures très fortes, mais par nature les panneaux mo...

à écrit le 14/11/2012 à 0:30
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400 milliards pour 2GW soit 2000MW soit il y a une erreur dans l'ennoncé soit c'est juste ridicule. Un EPR coûte de 3 à 4 milliards pour 1600MW. Tout le parc nucléaire français a été construit pour 40 milliards, un gros FPSO navire de prod et d'explo...

le 14/11/2012 à 12:34
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Un EPR coute 6 à 7 milliards... mais sinon vous avez parfaitement raison, il s'agit de 200GW et pas 2 GW

à écrit le 13/11/2012 à 22:43
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Après y avoir englouti des centaines de milliards, on fera quoi quand tous ces pays du sud monteront les prix, voir même nationaliseront le projet ? Si on fait du renouvelable, c'est justement pour produire localement, et ne plus importer à grands fr...

le 14/11/2012 à 0:34
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Tout le monde peut y gagner. Les investisseurs sont privés. Les pays d'Afrique du Nord et Mena ont une forte demande d'énergie. L'Europe peut bénéficier de 15% d'énergie avec des échanges équitables et baisses de coûts, le temps de se développer elle...

à écrit le 13/11/2012 à 20:49
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Le genre de projet garanti d'échouer à tous les coups : soit techniquement ou alors" geopolitiquement", si ca devrait marcher on peut raisonnablement s'attendre à s'entendre dire "vous nous voler notre soleil" et se voir exiger une rallonge d'un mon...

le 14/11/2012 à 0:42
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Le projet a déjà démarré, notamment au Maroc et c'est l'Arabie Saoudite qui a remporté un des plus importants projets actuels, donc Desertec se fera avec ou sans français. Mais il est intéressant en réalité pour tout le monde puisqu'il y a aussi écha...

à écrit le 13/11/2012 à 19:15
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Desertec concerne aussi l'Asie orientale : La Fondation Desertec et la Fondation japonaise pour les énergies renouvelables (JREF) ont confirmé fin octobre vouloir travailler ensemble sur cette transition pour que le Japon puisse s'approvisionner en s...

le 28/11/2012 à 17:05
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Dans l'état actuel des choses, il y a une probabilité pas négligeable que cela finisse par être utilisé pour faire venir l'électricité nucléaire de Corée au Japon. L'Arabie Saoudite est en train de projeter d'étendre les 4 premières centrales coréen...

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