• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

OPINION. « Banques européennes : alourdir encore le capital, à quoi bon ? »

Véronique Ormezzano

Publié le 13 juin 2025 à 07:19

Photo d'illustration

Photo d'illustration

DR

Le Quotidien Numérique

30 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    WhatsApp bouleverse son service : les numéros de téléphone des contacts remplacés par des pseudonymes

  • 2

    Stéphane Bern : « J’aimais ma mère comme on aime son bourreau »

  • 3

    « Nous étions esclaves, à cette époque » : les Afro-américains, grands oubliés des célébrations de l’indépendance des États-Unis

  • 4

    « Une invasion de Taïwan représenterait une prise de risque considérable pour Pékin  »

  • 5

    SpaceX : comment la coqueluche des marchés a perdu 900 milliards de dollars de valorisation en moins d'un mois

  • 6

    Or : pourquoi le premier producteur africain veut augmenter les réserves de sa banque centrale

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. Alors que les grandes puissances anglo-saxonnes prennent leurs distances avec Bâle 3, l’Union européenne persiste à appliquer strictement la réforme bancaire. Cette stratégie, jugée vertueuse par certains, interroge sur ses effets économiques : face à des besoins massifs de financement et des banques déjà fortement capitalisées, l’alourdissement réglementaire ne risque-t-il pas d’affaiblir la compétitivité européenne ? Par Véronique Ormezzano (*)

Alors que les États-Unis, le Royaume-Uni et le Canada prennent leurs distances avec l'application stricte des règles de Bâle 3, l'UE semble déterminée à poursuivre sa mise en œuvre sans tenir compte des évolutions internationales.

Cette position soulève une question essentielle : l'Europe ne risque-t-elle pas de nuire à sa propre compétitivité en voulant être un bon élève ? Face à des besoins massifs de financement et 15 ans de pression réglementaire, une augmentation supplémentaire des exigences en capital pour les banques est-elle toujours pertinente ?

États-Unis, Royaume-Uni, Canada : vers plus de souplesse réglementaire

Sous l'administration Trump, l'avenir de la réforme Bâle 4 — dite « Basel 3 endgame » — devient de plus en plus flou, tant sur son contenu que sur son calendrier. Le nouveau secrétaire au Trésor, Scott Bessent, considère que les banques américaines sont déjà bien, voire trop capitalisées. Il a surtout déclaré que les États-Unis ne devraient pas « sous-traiter » les décisions réglementaires à des instances internationales.

Au contraire, ils devraient faire leur propre analyse, et emprunter sélectivement les éléments du cadre bâlois, dans la mesure où ils peuvent servir les intérêts américains. Jerome Powell, président de la Réserve fédérale, a lui aussi relativisé l'urgence de la réforme, évoquant une « approche neutre » en matière de fonds propres. Le départ de Michael Barr, promoteur de la réforme, remplacé par Michelle Bowman, farouche opposante, enterre sans doute toute application avant 20 289.

Parallèlement, le Royaume-Uni a décidé de reporter l'application de l'ensemble de la réforme à 2027, afin de gagner en clarté sur les choix américains. Le projet britannique prévoit également d'en atténuer l'impact en le compensant par un ajustement des exigences de Pilier 2, pour limiter la hausse de capital à un maximum de 1 %. Une logique partagée avec le Canada, qui a gelé le niveau de l'output floor à 67,5 %, en promettant de prévenir les banques deux ans à l'avance en cas de changement.

Ce seuil, s'il passait à 72,5 %, impliquerait 17 milliards de dollars de besoin en capital supplémentaire pour les principales banques canadiennes. Ces deux pays s'alignent ainsi sur le principe de neutralité en capital... que les autorités réglementaires et de supervision européenne rechignent à appliquer strictement.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Une Europe isolée face à ses choix réglementaires

Et l'Europe ? Va-t-elle poursuivre la mise en œuvre du texte CRR3 contre vents et marées, totalement détachée de toute dynamique internationale ?

Malheureusement, Jose Manuel Campa s'est à nouveau exprimé clairement récemment en disant que « Bâle 3 est une bonne réforme, il faut aller au bout ! Je m'oppose à toute dérégulation ». Et à la question sur les risques de marché ou FRTB, il répond :

«  C'est effectivement le point le plus sensible pour les marchés internationaux. Les éléments actuellement mis en place concernant le risque crédit, le crédit immobilier, le crédit à la consommation, les prêts aux PME, sont vraiment spécifiques à chaque pays. Cela ne joue aucun rôle dans la compétition internationale ».

Les seuls ajustements en cours sur le CRR3 en Europe concernent donc les modalités de calcul du FRTB et le report de son application, et la Commission vient de lancer une consultation dans le cadre de son mandat, prévu dans la CRR3, de publier un acte délégué.

Ces travaux sont indispensables, mais largement insuffisants pour atteindre la neutralité en capital, boussole des autres juridictions. En effet, le texte CRR3 voté en Europe et entré en vigueur le 1/1/2025, se traduit, selon les études d'impact de l'EBA, par une augmentation de l'exigence en capital de 9,7 % pour l'ensemble des banques, et 14,8 % pour les 8 banques systémiques, dont seulement 2,7 % relèvent du risque de marché.

Adapter les règles pour préserver la compétitivité européenne

Selon l'EBA, le dispositif de l'output floor de CRR3 entrainera à lui seul 100 milliards d'euros de capital supplémentaire, soit 2 000 milliards de financements en moins pour l'économie européenne. Un paradoxe, alors que la BCE juge les banques suffisamment capitalisées et que les besoins explosent. Revenir à la neutralité en capital libérerait jusqu'à 400 milliards d'euros de crédits par an, face aux 800 milliards annuels d'investissements identifiés par Draghi et von der Leyen.

Le Canada et le Royaume-Uni montrent que des ajustements sont possibles : figer l'output floor et compenser l'impact par une réduction des coussins en fonds propres, devenus largement redondants.

L'Europe applique la CRR3 sans tenir compte de ses effets, l'EBA allant même jusqu'à vouloir publier ses stress tests en mode « fully loaded », comme si l'on était déjà en 2033. Une rigidité qui freine le financement bancaire et ignore les spécificités — et la moindre prise de risque — du modèle européen.

Des marges de manœuvre existent. Dans l'immédiat, il faut s'opposer à la publication par l'EBA de ratios stressés « fully loaded », qui contreviennent à l'esprit du texte de niveau 1. À court terme, il serait opportun d'annoncer un gel de l'output floor, à l'instar du Canada, ainsi que la pérennisation des mesures « transitoires », notamment pour le traitement des crédits immobiliers ou des prêts aux PME. De même, un ajustement du Pilier 2 et une simplification des buffers de capital permettraient de réduire la complexité du cadre actuel. De telles mesures permettraient de préserver la compétitivité et l'équilibre du système bancaire face à des ajustements réglementaires inégaux à l'échelle internationale, sans compromettre la résilience déjà bien établie des banques européennes.

L'article 518 quater de la CRR3 offre à l'Europe un levier juridique pour adapter ses règles au modèle bancaire européen. Elle peut — et doit — l'activer sans attendre.

L'Europe a le pouvoir de le faire, elle a surtout le devoir de le faire !

______

(*) Après une carrière dans la finance, Véronique Ormezzano préside le thinktank Cercle de la Régulation et de la Supervision Financière (CRSF), créé en 2017, dont la mission est de regrouper des professionnels de la finance pour réfléchir sur les objectifs, les acteurs, le fonctionnement et les impacts de la régulation et de la supervision financière, et faire connaître l'opinion et les recommandations de ses membres, via la publication de points de vue indépendants, ainsi que l'organisation d'évènements.

Véronique Ormezzano

Sur le même sujet

Farid Fatah

OPINION. « Le cinéma français sous perfusion judiciaire : quand le droit devient le dernier rempart d’une industrie en crise »

En moins de sept ans, trois entreprises importantes de la distribution cinématographique française ont frappé à la porte du Tribunal des Activités Économiques de Paris. Mars Films en 2019, BAC Films en 2025, Wild Bunch en 2026. Trois affaires distinctes, trois trajectoires différentes, un même signal de crise.

Idées & Débats
Lars Meyer-Waarden

OPINION. « Vacances durables : l’IA pour aider les touristes à passer des intentions aux actes »

De plus en plus de touristes sont intéressés par des vacances durables. Moins polluer, éviter le surtourisme, privilégier le train, soutenir les territoires, vivre des expériences plus authentiques : sur le papier, le tourisme durable séduit massivement.

Idées & Débats
Friedrich Merz

OPINION. « La dette cachée de l'Allemagne » (Michel Santi)

Le 23 juin 2026, Friedrich Merz déclarait devant les industriels que l’Allemagne perdait chaque jour entre 300 et 500 emplois. Quelques jours plus tard, Volkswagen envisageait de nouvelles dizaines de milliers de suppressions de postes.

Idées & Débats
Gérard Vespierre

OPINION. « Le G7 : cinquante ans d’adaptation aux réalités géopolitiques »

Cette dénomination adoptée un an après la naissance de ce sommet, et l’entrée du Canada, a donc été maintenue depuis 50 ans. Mais, il ne faut nullement y voir de l’immobilisme. Comme tout organisme vivant, son format dans la réalité a connu des phases, et donc une constante évolution, intégrant les dynamiques géopolitiques du monde.

Idées & Débats
Pierre-Antoine Roy

OPINION. « L’aidance en entreprise : un défi économique que nous ne pouvons plus ignorer »

À chaque épisode de canicule, des millions de Français s'inquiètent pour un parent âgé, un conjoint fragilisé ou un proche dépendant. Derrière ces appels, ces visites improvisées et cette vigilance permanente se cache une réalité qui dépasse largement le cadre familial : celle des aidants.

Idées & Débats
Karen White

OPINION. « L'euro numérique, la prochaine révolution de la paie »

Le 23 juin dernier, la commission des affaires économiques du Parlement européen adoptait sa position sur l'euro numérique. La BCE prévoit de lancer un projet pilote au cours du second semestre 2027, et si les résultats sont concluants, un déploiement à grande échelle pourrait intervenir dès 2029.

Idées & Débats
Christian Leon

OPINION. « Après la couverture, la capacité : l’angle mort de la révolution de l'IA »

Courant juin est parue l’édition 2026 de l’Ericsson Mobility Report, référence mondiale en matière d’analyse des usages et du trafic mobile. Un constat s’y impose : dans 43 réseaux mobiles sur 55 étudiés dans le monde, le trafic montant vers le réseau (données émises) progresse désormais plus vite que le trafic descendant vers le réseau (données reçues).

Idées & Débats
Général Lavigne, Jérôme Rein et Romane Roch

OPINION. « Lutte anti-drones : les nécessaires alliances entre industriels européens »

Un drone offensif coûte environ 50 000 euros. Le neutraliser en coûte vingt fois plus. Face à cette équation, la réponse de l’Europe doit être commune, rapide et pragmatique.

Idées & Débats