OPINION. « ChatGPT n'est pas un psy : les dérives de l'empathie artificielle »
Anaïs Roux
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Une étude récente menée par Harvard Business Review* sur les cas d'usages de la plus connue des intelligences artificielles génératives montre l'ampleur du phénomène : en 2025, ChatGPT est principalement utilisée comme soutien moral et psychologique. Confident inépuisable, disponible en permanence, jamais dans le jugement et gratuit : il rassure par sa neutralité apparente. À l'abri du regard humain, on lui confie les sujets qu'on ose aborder avec personne d'autre. Et pourtant, les risques de cette empathie artificielle sont immenses pour ceux réellement dans le besoin.
S'il faut encore le rappeler, l'intelligence artificielle est un outil avec de nombreuses limites, surtout lorsqu'il s'agit d'émotionnel. L'illusion d'empathie dont elle fait preuve simule la compréhension émotionnelle en s'appuyant sur des modèles linguistiques et des données statistiques.
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Les réponses générées reflètent par ailleurs les données sur lesquelles l'IA a été entraînée, avec de nombreux biais, angles morts et préjugés culturels : ce que ChatGPT propose comme un conseil bien intentionné peut être totalement inapproprié, voire dangereux. Son utilisation peut renforcer l'isolement des personnes en détresse psychologique, en retardant ou en remplaçant un accompagnement réel et approfondi.
Anaïs Roux
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