• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

OPINION. « Faut-il cesser de rêver de licornes ? »

Nizar Ghamgui

Publié le 30 mai 2025 à 07:52

Photo d'illustration

Photo d'illustration

DR

L'essentiel de l'actualité

lundi 29 juin

  • Suez remporte un contrat à 2 milliards d’euros à Oman
  • La Turquie demande à intégrer les structures de défense européennes
  • Airbus va recevoir 3 milliards d’euros de la Banque européenne d’investissement
  • L’Espagne relève sa prévision de croissance 2026 à 2,6 %
  • Séoul va investir 568 milliards d’euros dans des data centers
Voir plus

Le Quotidien Numérique

30 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    WhatsApp bouleverse son service : les numéros de téléphone des contacts remplacés par des pseudonymes

  • 2

    Stéphane Bern : « J’aimais ma mère comme on aime son bourreau »

  • 3

    « Nous étions esclaves, à cette époque » : les Afro-américains, grands oubliés des célébrations de l’indépendance des États-Unis

  • 4

    « Une invasion de Taïwan représenterait une prise de risque considérable pour Pékin  »

  • 5

    SpaceX : comment la coqueluche des marchés a perdu 900 milliards de dollars de valorisation en moins d'un mois

  • 6

    Or : pourquoi le premier producteur africain veut augmenter les réserves de sa banque centrale

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. Alors que la « Start-up Nation » monopolise le récit entrepreneurial, une majorité silencieuse œuvre loin des levées de fonds spectaculaires. Ces entrepreneurs ancrés localement, souvent invisibles, réinventent l'économie à leur manière. Par Nizar Ghamgui, PhD, professeur assistant en entrepreneuriat, chef du département Stratégie et Entrepreneuriat à l'EM Normandie (*)

Depuis quelques années, le discours dominant glorifie un entrepreneuriat spectaculaire, celui des start-up technologiques, des levées de fonds à plusieurs millions et des licornes promises à conquérir le monde. Cette vision, omniprésente dans les médias comme dans les politiques publiques, fausse la perception de la réalité entrepreneuriale.

Pourtant, la grande majorité des entrepreneurs n'entrent pas dans ce moule. Ils n'ont ni Business Angels, ni fonds d'investissement, mais ils s'ancrent localement, créent de l'emploi non délocalisable et répondent à des besoins sociaux ou territoriaux concrets. Ce récit dominant engendre un biais puissant dans l'orientation des aides publiques et des dispositifs d'accompagnement.

En effet, les politiques d'innovation et les soutiens à la création d'entreprise privilégient largement les projets technologiques et scalables, souvent au détriment de ceux portés par des entrepreneurs « du quotidien » ; commerçants, artisans, acteurs de l'économie sociale ou rurale. La récente tentative de réforme du seuil de TVA pour les autoentrepreneurs, vivement contestée et finalement suspendue, en est une illustration criante : elle risquait de fragiliser des milliers de petits entrepreneurs pour qui chaque euro compte, sans prendre en compte la réalité de leurs contraintes économiques.

Une vision trop étroite de l'entrepreneuriat

Depuis plusieurs années, le discours dominant sur l'entrepreneuriat en France est largement façonné par le récit de la « Start-up Nation ». Un modèle glorifié dans les médias et renforcé par des événements comme VivaTech ou Go Entrepreneurs, où la réussite semble exclusivement mesurée à l'aune des levées de fonds, de la scalabilité et des technologies de rupture.

Pourtant, cette vision occulte la richesse et la diversité de l'entrepreneuriat réel. En 2024, selon l'INSEE, 1,1 million d'entreprises ont été créées en France, dont près de 65 % sous le régime de la micro-entreprise (INSEE, 2025). Des chiffres qui montrent que l'entrepreneuriat est bien plus souvent une démarche individuelle, ancrée localement, que le fruit d'une stratégie de croissance exponentielle.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Des salons influents, mais un récit réducteur

Le Salon Go Entrepreneurs, qui a rassemblé plus de 50 000 participants en 2025 à Paris La Défense Arena, se présente comme un rendez-vous majeur pour tous les profils d'entrepreneurs : indépendants, franchisés, TPE/PME, etc. Pourtant, l'essentiel de la couverture médiatique et des panels reste centré sur les figures de la tech et des start-ups. Le même constat vaut pour VivaTech, qui a accueilli 165 000 visiteurs en 2024 et mis en avant 13 500 start-ups autour des thématiques dominantes : IA, green tech, deeptech (VivaTech, 2024).

Ces événements jouent un rôle structurant dans l'écosystème, mais leur mise en récit crée une hiérarchie implicite : il y aurait les « vrais » entrepreneurs - ceux qui innovent technologiquement et visent l'hypercroissance - et « les autres », souvent relégués à la marge.

Des initiatives qui montrent une autre voie

Pourtant, partout en France, d'autres formes d'entrepreneuriat émergent, avec des objectifs tout aussi ambitieux : réparer le tissu social, dynamiser les territoires, réinventer la consommation, restaurer les liens humains.

Pourquoi continue-t-on donc à réduire l'innovation à la technologie ? Les entrepreneurs sociaux, culturels, agricoles ou associatifs innovent eux aussi - en inventant des modèles durables, en réinventant les services de proximité, en tissant des liens là où ils se sont défaits. Des structures comme Mozaïk RH ou Handishare montrent que la performance peut être mesurée autrement : par l'impact, l'utilité sociale, ou la contribution au bien commun.

L'accompagnement, la formation et les financements doivent être adaptés à cette diversité. Les chiffres le montrent : 33 % des entrepreneurs en France sont des femmes (BPI France, 2025), 38 % des seniors envisagent une reconversion par l'entrepreneuriat (France Active, 2024), et de plus en plus de jeunes s'engagent pour des projets porteurs de sens.

Adapter les politiques publiques à la diversité entrepreneuriale

Pour que cette diversité d'initiatives entrepreneuriales puisse réellement s'épanouir, encore faut-il que les politiques publiques cessent de privilégier un seul type de projet. Aujourd'hui, une grande partie des financements publics à l'innovation est concentrée sur les entreprises technologiques à fort potentiel de croissance, situées dans les grands centres urbains. Selon un rapport de la Cour des comptes (2023), plus de 70 % des aides publiques à l'innovation bénéficient à des start-ups ou grands groupes, tandis que les TPE, les petites structures locales ou les acteurs de l'économie sociale et solidaire n'en perçoivent souvent qu'une fraction, inférieure à 15 %. Ce déséquilibre structurel n'est pas simplement injuste : il est inefficace si l'on veut favoriser un entrepreneuriat ancré, résilient et porteur de transformations concrètes dans les territoires.

Il est donc nécessaire d'opérer une révision en profondeur des instruments d'accompagnement. D'abord, en élargissant les critères d'éligibilité aux aides, trop souvent centrés sur des indicateurs de performance issus du monde de la tech (scalabilité, levée de fonds, propriété intellectuelle), au détriment d'autres formes d'innovation : organisationnelle, sociale, écologique ou territoriale. Ensuite, en diversifiant les parcours de soutien proposés. L'incubation et l'accélération doivent être repensées pour mieux s'adapter aux besoins de projets à impact, de micro-entreprises ou d'initiatives collectives, qui ne cherchent pas nécessairement à croître vite, mais à durer, à répondre à des besoins concrets, à créer du lien. Des structures comme MakeSense ou Inter-Made démontrent que ces formes d'accompagnement existent, mais qu'elles restent encore largement marginales dans les politiques nationales.

Soutenir cette diversité suppose aussi de mieux répartir les ressources. Cela pourrait passer par une décentralisation réelle des dispositifs de financement et un fléchage plus clair des aides vers les zones rurales, les quartiers prioritaires ou les bassins d'emploi en reconversion. Des partenariats entre collectivités, acteurs de terrain et institutions financières permettraient d'identifier des projets à fort impact local, mais souvent invisibles dans les appels à projets nationaux. Car au fond, l'enjeu est aussi celui de la reconnaissance : reconnaître qu'un entrepreneur qui ouvre une recyclerie dans un village, relance une ferme en permaculture, ou crée une micro-crèche dans une zone blanche innove tout autant, à sa manière, que celui qui développe un algorithme.

Enfin, cette réflexion s'inscrit dans un contexte économique plus large : celui d'une société où les inégalités patrimoniales se creusent, où la transmission d'un capital hérité prend parfois le pas sur la création de valeur réelle. Dans ce paysage, l'entrepreneuriat peut jouer un rôle de levier, à condition qu'il reste accessible. Cela implique de garantir l'accès aux locaux, aux financements, à la formation et à l'accompagnement, indépendamment du capital social ou économique de départ. C'est à cette condition que nous pourrons encourager une économie non pas seulement de la performance, mais de la contribution. Une économie qui valorise celles et ceux qui entreprennent pour réparer, relier, inventer autrement.

Sortir du mythe pour mieux entreprendre

Il est temps de sortir du mythe de la « Start-up Nation ». Ce n'est pas en parlant plus fort des licornes qu'on entendra mieux les fourmis. La France a besoin d'une vision élargie de l'entrepreneuriat : plus humaine, plus territoriale, plus inclusive.

Les salons, les politiques publiques, les écoles doivent refléter cette complexité. C'est en écoutant tous les entrepreneurs, pas seulement ceux qui « scalent », que l'on construira une économie plus juste, plus durable, et surtout plus proche de la réalité.

--

Sources : INSEE, Créations d'entreprises 2024 ; VivaTech 2024 Press Kit ; Go Entrepreneurs Paris 2025, Bilan Officiel ; Bpifrance Création, 2025 ; France Active, Baromètre de l'Entrepreneuriat Inclusif 2024 ; La Cour des comptes 2023 ; Cour des comptes, Les dispositifs publics de soutien à l'innovation, Rapport 2023 ; Bpifrance, Observatoire de l'innovation dans les PME, 2023 ; Le Monde, « La France, une société d'héritiers », série d'articles, avril 2025.

_______

(*) Nizar Ghamgui est Enseignant-Chercheur et Chef du Département Stratégie et Entrepreneuriat à l'EM Normandie Business School. Titulaire d'un doctorat en Sciences de Gestion de l'IAE Clermont Auvergne (2021), sa thèse explore le lien entre l'individu et
l'opportunité entrepreneuriale, en s'appuyant sur la théorie de la structuration. Ses recherches abordent des thématiques variées, notamment l'opportunité entrepreneuriale et l'entrepreneuriat féminin. Plus récemment, il s'est particulièrement intéressé à l'entrepreneuriat inclusif ainsi qu'aux approches critiques en entrepreneuriat.

Membre du Centre d'Études et de Recherche sur les Commerces et Artisans de Proximité (CERCAP), il co-anime le groupe thématique "Légitimité entrepreneuriale" au sein de l'Académie de l'Entrepreneuriat et de l'Innovation et il co-gère le groupe de jeunes chercheurs de l'Association Internationale de Recherche en Entrepreneuriat et Petites et Moyennes Entreprises (AIREPME).

En outre, il est rédacteur invité pour des numéros spéciaux du Entrepreneurship Research Journal et de la Revue de l'Entrepreneuriat. Ses travaux de recherche ont été publiés dans des revues internationales reconnues, telles que Management International, Journal of Knowledge Management, The International Journal of Entrepreneurship and Innovation et Strategic Change.

Nizar Ghamgui

Sur le même sujet

Farid Fatah

OPINION. « Le cinéma français sous perfusion judiciaire : quand le droit devient le dernier rempart d’une industrie en crise »

En moins de sept ans, trois entreprises importantes de la distribution cinématographique française ont frappé à la porte du Tribunal des Activités Économiques de Paris. Mars Films en 2019, BAC Films en 2025, Wild Bunch en 2026. Trois affaires distinctes, trois trajectoires différentes, un même signal de crise.

Idées & Débats
Lars Meyer-Waarden

OPINION. « Vacances durables : l’IA pour aider les touristes à passer des intentions aux actes »

De plus en plus de touristes sont intéressés par des vacances durables. Moins polluer, éviter le surtourisme, privilégier le train, soutenir les territoires, vivre des expériences plus authentiques : sur le papier, le tourisme durable séduit massivement.

Idées & Débats
Friedrich Merz

OPINION. « La dette cachée de l'Allemagne » (Michel Santi)

Le 23 juin 2026, Friedrich Merz déclarait devant les industriels que l’Allemagne perdait chaque jour entre 300 et 500 emplois. Quelques jours plus tard, Volkswagen envisageait de nouvelles dizaines de milliers de suppressions de postes.

Idées & Débats
Gérard Vespierre

OPINION. « Le G7 : cinquante ans d’adaptation aux réalités géopolitiques »

Cette dénomination adoptée un an après la naissance de ce sommet, et l’entrée du Canada, a donc été maintenue depuis 50 ans. Mais, il ne faut nullement y voir de l’immobilisme. Comme tout organisme vivant, son format dans la réalité a connu des phases, et donc une constante évolution, intégrant les dynamiques géopolitiques du monde.

Idées & Débats
Pierre-Antoine Roy

OPINION. « L’aidance en entreprise : un défi économique que nous ne pouvons plus ignorer »

À chaque épisode de canicule, des millions de Français s'inquiètent pour un parent âgé, un conjoint fragilisé ou un proche dépendant. Derrière ces appels, ces visites improvisées et cette vigilance permanente se cache une réalité qui dépasse largement le cadre familial : celle des aidants.

Idées & Débats
Karen White

OPINION. « L'euro numérique, la prochaine révolution de la paie »

Le 23 juin dernier, la commission des affaires économiques du Parlement européen adoptait sa position sur l'euro numérique. La BCE prévoit de lancer un projet pilote au cours du second semestre 2027, et si les résultats sont concluants, un déploiement à grande échelle pourrait intervenir dès 2029.

Idées & Débats
Christian Leon

OPINION. « Après la couverture, la capacité : l’angle mort de la révolution de l'IA »

Courant juin est parue l’édition 2026 de l’Ericsson Mobility Report, référence mondiale en matière d’analyse des usages et du trafic mobile. Un constat s’y impose : dans 43 réseaux mobiles sur 55 étudiés dans le monde, le trafic montant vers le réseau (données émises) progresse désormais plus vite que le trafic descendant vers le réseau (données reçues).

Idées & Débats
Général Lavigne, Jérôme Rein et Romane Roch

OPINION. « Lutte anti-drones : les nécessaires alliances entre industriels européens »

Un drone offensif coûte environ 50 000 euros. Le neutraliser en coûte vingt fois plus. Face à cette équation, la réponse de l’Europe doit être commune, rapide et pragmatique.

Idées & Débats