• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
IdéesTribunes

OPINION. « Multiplication des enquêtes internes : résister à la tentation de légiférer »

Astrid Mignon Colombet et Agathe de Marcillac

Publié le 24 septembre 2025 à 09:24 - Mis à jour le 24 septembre 2025 à 09:35

Photo d'illustration

Photo d'illustration

DR

Le Quotidien Numérique

27 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous étions esclaves, à cette époque » : les Afro-américains, grands oubliés des célébrations de l’indépendance des États-Unis

  • 2

    SpaceX : comment la coqueluche des marchés a perdu 900 milliards de dollars de valorisation en moins d'un mois

  • 3

    Stéphane Bern : « J’aimais ma mère comme on aime son bourreau »

  • 4

    Charles Wolf, directeur général de Sanofi France : « Les États-Unis siphonnent les investissements »

  • 5

    Un porte-conteneurs de CMA CGM franchit le détroit d'Ormuz, dix navires restent bloqués

  • 6

    OPINION. « Football : la loi qui nous manque », par Xavier Bertrand président LR de la région Hauts-de-France

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. Le licenciement brutal du directeur général de Nestlé, Laurent Freixe, pour une relation amoureuse non déclarée avec une subordonnée, a placé sous les projecteurs la pratique des enquêtes internes en entreprise. Ces investigations, menées par les directions juridiques et accompagnées d’experts externes, se multiplient en France depuis la loi Sapin 2. Par Astrid Mignon Colombet, avocate associée et Agathe de Marcillac, avocate senior chez August Debouzy (*)

Le 1er septembre 2025, le grand public apprend que le directeur général de Nestlé, Laurent Freixe, a été licencié avec effet immédiat en raison d'une « relation amoureuse non déclarée avec une subordonnée directe ». Le communiqué de l'entreprise suisse explique que la décision a été prise à la suite d'une enquête interne et qu'une telle relation est une « infraction » au code de conduite de Nestlé. Aux yeux de tous, un directeur général est donc déclaré « coupable » par voie de communiqué de presse.

De plus en plus, les enquêtes internes se diffusent et constituent la première étape de la résolution d'une crise judiciaire. Déclenchée par un signalement, un incident ou une alerte médiatique, l'investigation de l'entreprise vise à mettre en lumière des faits suspects pour permettre à l'entreprise de prendre des mesures correctives. Ces enquêtes confidentielles menées par les directions juridiques ou compliance des entreprises avec l'aide d'avocats et d'experts dits forensic sont encadrées par des recommandations de droit souple contenues dans des guides de la profession d'avocat, de l'Agence française anticorruption et du parquet national financier. Ce cadre est suffisant dès lors que l'enquête interne n'est pas une procédure judiciaire. Initiée par l'entreprise, elle est conduite sans pouvoir coercitif ni contrôle administratif. Aucun salarié ne peut ainsi être retenu sans son accord ni fouillé par les services internes.

Mais la question peut se poser différemment lorsqu'une enquête interne est conduite « en miroir » d'une enquête pénale déjà ouverte pour des faits portés à la connaissance du procureur ou du juge d'instruction. Après une perquisition et une saisie massive de courriels et de documents, l'entreprise diligente fréquemment ses propres investigations à l'aide d'un cabinet d'avocats et de cabinets spécialisés dans l'investigation numérique et financière pour mesurer son exposition pénale et anticiper sa défense. Couramment pratiquées par les entreprises américaines et leurs conseils, ces nouvelles enquêtes internes se sont multipliées en France depuis la loi du 9 décembre 2016 dite Sapin 2 en matière de corruption, trafic d'influence et de fraude fiscale.

En cas de coexistence de l'enquête judiciaire et de l'enquête interne, l'enjeu de la préservation et de la collecte des preuves devient crucial. Pour les autorités, il s'agit d'éviter leur déperdition tout en restant au plus près de la source des informations utiles à la manifestation de la vérité. Pour les entreprises, un recueil des preuves documentaires qui s'effectuerait sans respecter le droit du travail et la vie privée expose à la contestation par les salariés des mesures disciplinaires. Quant aux salariés et dirigeants mis en cause, les déclarations et informations transmises peuvent les confronter au risque de s'auto-incriminer si les entretiens ne sont pas exercés dans un cadre suffisamment protecteur.

Face à ces risques de transmission et d'exploitation à charge des résultats de l'enquête interne dans le cadre de la procédure pénale, certains ont souhaité renforcer les droits des salariés et cadres entendus par l'entreprise. Le récent rapport du Club des juristes sur les enquêtes internes publié en juin 2025 propose d'accorder aux salariés entendus par leur employeur le droit de mettre fin à l'entretien, de se faire assister par un avocat, ou encore de relire le compte rendu de leur entretien.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Mais ces droits sont d'ores et déjà prévus pour la plupart par les guides de droit souple et la jurisprudence. Ils ne justifient pas l'introduction dans le Code de procédure pénale d'un titre contraignant consacré aux enquêtes internes, aux côtés des procédures relatives aux crimes de guerre ou aux crimes contre l'humanité. Bien entendu, l'objectif de renforcer les droits des personnes faisant l'objet de mesures de vérifications internes est louable et doit être poursuivi. Cet objectif doit toutefois s'inscrire dans un cadre souple, laissant à chaque entreprise la possibilité d'adapter les procédures en fonction de la sensibilité de l'enquête et de la nature des allégations visant les personnes concernées. Et les dispositifs législatifs régissant les alertes éthiques, l'information des salariés sur le traitement de leurs données personnelles et les procédures disciplinaires imposées par le code du travail doivent évidemment être respectés.

Nul besoin pour cela d'inclure en sus l'enquête interne dans le code de procédure pénale. L'enquête interne doit rester un instrument d'anticipation et de maîtrise des risques à la disposition des entreprises. Elle ne doit pas devenir un substitut ou une délégation de l'enquête pénale, ni créer une nouvelle source de contentieux. En revanche, les principes fondamentaux de notre procédure pénale tels que la présomption d'innocence et la protection contre l'auto-incrimination doivent constituer une source d'inspiration renouvelée pour les entreprises qui enquêtent en leur sein. C'est à cette condition que les enquêtes internes pourront, à l'avenir, coexister harmonieusement avec les enquêtes pénales.

_____

(*) Inscrite au barreau de Paris depuis 2003, docteure en droit de l'Université Panthéon-Sorbonne et membre actif de l'International Bar Association (IBA), Astrid Mignon Colombet est une spécialiste reconnue de la défense pénale et des enquêtes internes.
Ancienne associée du cabinet Soulez Larivière, Astrid a rejoint le cabinet August Debouzy en 2020. Depuis plus de vingt ans, Astrid intervient dans des dossiers emblématiques de défense pénale économique et politique, comme le crash du Concorde, le naufrage de l'Erika, l'explosion de l'usine AZF, le procès en appel de Penelope Fillon ainsi que des accords de justice négociée transnationaux (CJIP). Elle accompagne également ses clients dans des domaines critiques tels que la gestion de crise, les enquêtes internes, la négociation d'accords avec les autorités (notamment le Parquet National Financier), ainsi que la mise en œuvre de stratégie de conformité et de gouvernance.

Au sein de notre équipe Contentieux Arbitrage et Pénal des Affaires, Agathe de Marcillac assiste et représente des clients français et étrangers dans des procédures contentieuses et précontentieuses devant les juridictions pénales, civiles et commerciales, ainsi qu'autour d'enjeux de compliance. Diplômée de Sciences Po Paris (droit international des affaires) en 2018, de Columbia University Law School en 2018 et de l'Université Paris II Panthéon Assas (Contentieux, arbitrage et modes alternatifs de règlement des con its) en 2019, elle intègre August Debouzy en 2020, année de son admission au Barreau de Paris.

Astrid Mignon Colombet et Agathe de Marcillac

Sur le même sujet

Pierre-Antoine Roy

OPINION. « L’aidance en entreprise : un défi économique que nous ne pouvons plus ignorer »

À chaque épisode de canicule, des millions de Français s'inquiètent pour un parent âgé, un conjoint fragilisé ou un proche dépendant. Derrière ces appels, ces visites improvisées et cette vigilance permanente se cache une réalité qui dépasse largement le cadre familial : celle des aidants.

Idées & Débats
Karen White

OPINION. « L'euro numérique, la prochaine révolution de la paie »

Le 23 juin dernier, la commission des affaires économiques du Parlement européen adoptait sa position sur l'euro numérique. La BCE prévoit de lancer un projet pilote au cours du second semestre 2027, et si les résultats sont concluants, un déploiement à grande échelle pourrait intervenir dès 2029.

Idées & Débats
Christian Leon

OPINION. « Après la couverture, la capacité : l’angle mort de la révolution de l'IA »

Couurant juin est parue l’édition 2026 de l’Ericsson Mobility Report, référence mondiale en matière d’analyse des usages et du trafic mobile. Un constat s’y impose : dans 43 réseaux mobiles sur 55 étudiés dans le monde, le trafic montant vers le réseau (données émises) progresse désormais plus vite que le trafic descendant vers le réseau (données reçues).

Idées & Débats
Général Lavigne, Jérôme Rein et Romane Roch

OPINION. « Lutte anti-drones : les nécessaires alliances entre industriels européens »

Un drone offensif coûte environ 50 000 euros. Le neutraliser en coûte vingt fois plus. Face à cette équation, la réponse de l’Europe doit être commune, rapide et pragmatique.

Idées & Débats
Michel Kahan

OPINION. « Canicule : la France doit cesser de subir »

La France suffoque. Écoles fermées, trains ralentis, rayons « climatisation » dévalisés : à chaque canicule, le pays semble découvrir sa vulnérabilité. Pourtant, Madrid, Rome, New York ou Dubaï connaissent régulièrement de telles températures sans que toute la vie se dérègle. Leur secret : l’adaptation.

Idées & Débats
Ninon Gauthier

OPINION. « L'IA accélère le travail, mais à quel prix pour la santé mentale ? »

En 2026, 59 % des salariés utilisent l'IA générative, et près des deux tiers y recourent régulièrement. Si ces outils promettent des gains de productivité, ils accélèrent aussi le rythme du travail et font émerger de nouvelles formes de pression.

Idées & Débats
Olivier Koch

OPINION. « L’après-ZFE : de l’interdiction à l’innovation ? »

Le maintien in extremis des Zones à Faibles Émissions (ZFE) par le Conseil constitutionnel ne doit pas faire illusion. Si l'abrogation du dispositif vient d'être censurée pour des raisons de procédure dans la loi de simplification de la vie économique, son rejet politique et social, lui, est acté.

Idées & Débats
Philippe Naccache et Julien Pillot

OPINION. « Face à un pacte républicain qui se fissure, l’urgence d’arbitrages courageux »

Les Français aiment leurs services publics mais dénoncent leurs dysfonctionnements. Entre promesses non tenues et responsabilités éludées, l'exaspération monte.

Idées & Débats