Medae veut conquérir l'Europe avec son assistant digital pour les soignants
Anne-Gaëlle Moulun
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Max est né de la pratique personnelle de Jean-Christophe Cejka, anesthésiste-réanimateur à Lyon, centralien et formateur en simulation médicale. "Je me suis rendu compte que je n'étais pas toujours satisfait de mes prises en charges et qu'il y avait toujours des erreurs qui subsistaient", raconte-t-il.
Or les événements graves liés aux soins provoquent 60.000 décès évitables chaque année en France et coûtent un milliard d'euros par an. "En tant que professionnel, je me suis dit qu'il fallait revoir nos pratiques et introduire des cultures de facteur humain et de communication d'équipe, comme en aéronautique", poursuit-il.
C'est ainsi qu'il a créé Max, une aide cognitive destinée à accompagner les professionnels de santé en situation de crise, qui comprend une application et un store de procédures déjà existantes, mais aussi un outil d'édition pour en intégrer de nouvelles. Elle fonctionne ainsi sur ordinateur, tablette ou téléphone.
Pour la développer, la jeune pousse lyonnaise Medae s'est faite accompagner par la SATT Pulsalys. Et afin de démontrer l'intérêt de sa solution, elle a fait réaliser deux thèses en anesthésie-réanimation et une en médecine militaire. "Nous avons pu montrer dans ces thèses que l'utilisation des aides cognitives permet de diminuer les erreurs de plus de 60 %", assure-t-il.
Depuis sa création en novembre 2018, Medae a a amélioré son service grâce aux retours de terrain. "Nous en sommes actuellement à la version 3 de la solution et nous avons une thèse en cours à la légion étrangère et une autre en cours de finalisation en néonatologie".
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Et selon lui, tous les résultats concordent : "Nous voyons qu'en aidant les professionnels dont le cerveau est bombardé d'informations à gérer la partie procédurale, cela leur permet de mieux gérer l'équipe et l'environnement et de diminuer les accidents liés aux soins".
Anne-Gaëlle Moulun
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