LA TRIBUNE - Les biotechs lyonnaise ont-elles passé un stade de développement ?
Florence Agostino-Etchetto- Sur les 200 PME que nous accompagnons, environ la moitié sont des biotechs. Ce sont souvent de petites structures, qui portent l'innovation du secteur de la pharma. Elles développent soit des produits (vaccins, anticorps...), soit des technologies qui viennent appuyer le développement de ces produits.
Le pôle s'est beaucoup construit autour de cet écosystème. Il y a pu avoir des bulles, qui, quand elles ont éclaté, ont mis les sociétés en difficultés pour les recherches de fonds. Or, de nombreuses sociétés dont le travail est de faire de la R&D vivent de levées de fonds. Nous sommes désormais rendus dans une phase où un certain nombre de société sont déjà arrivées à des stades de développement importants.
Qu'a changé la crise du Covid-19 pour ces sociétés ?
La crise sanitaire a permis de porter un nouveau regard sur les biotechs.
La crise a éclairé la complexité du domaine dans lequel les biotechs interviennent et la nécessité du développement long, ainsi que la richesse de ces biotechs dans l'écosystème national et européen. La compréhension du modèle des biotechs est un peu meilleure.
Quels sont les défis que rencontrent les biotechs en cette rentrée post-Covid ?
Il y a d'abord des défis traditionnels qui n'ont pas changé : la question de la recherche de fonds reste essentielle et pour cela, la France et l'Europe ne sont pas forcément les territoires les mieux dotés. La problématique de l'accès aux investisseurs est importante, en particulier à des investisseurs qui ont des capacités de financement, afin que les biotechs ne soient pas en levées de fonds perpétuelles.