Fondée en 2020 par trois cofondateurs (Patrice André, Vincent Lotteau et Didier Roche), la jeune pousse Hormae pharma est directement née du terreau scientifique lyonnais, puisqu'elle visait à valoriser des résultats issus du Centre International de Recherche en Infectiologie (CIRI : Université Claude Bernard Lyon 1, ENS de Lyon, Inserm et CNRS).
Cette découverte a été à l'origine en 2014 d'une première startup, Enyo pharma, qui avait pour vocation de développer une molécule que nous avions identifiée. Celle-ci est actuellement en fin de phase II de développement et a montré des effets bénéfiques sur le virus de l'hépatite B. "Cela a permis de valider notre concept, qui est d'agir sur une infection virale chronique avec de petites molécules", détaille-t-il.
"Ce virus provoque des complications majeures chez les personnes transplantées, notamment des lympho-proliférations", souligne Patrice André. Le point commun à ces infections est la présence d'un réservoir viral quiescent, source de réactivation à chaque fois que le patient arrête le traitement.
Hormae pharma ambitionne de développer une "cure fonctionnelle", c'est-à-dire une rémission permettant aux personnes infectées de contrôler elles-mêmes l'infection, après arrêt du traitement. "Dans le VIH, ce traitement est normalement pris à vie par le patient. Le coût de ces traitements est estimé à 40 milliards d'euros pour la prochaine décennie au niveau mondial", rappelle-t-il.