Gigafactory : Carbon, ce lyonnais qui veut devenir "le nouveau Verkor" du photovoltaïque
Marie Lyan
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
A travers le projet de gigafactory Carbon, les deux associés Pascal Richard (par ailleurs ancien directeur et cofondateur de SMA France) et Pierre-Emmanuel Martin (également président du groupe Terre et Lac et de la startup My Energy Manager) veulent...
DR
Ils comptent produire en France et massivement, dans une industrie jusqu'ici délocalisée en Asie : les trois associés du projet lyonnais Carbon veulent s'appuyer sur le discours d’Emmanuel Macron à Belfort, fixant d’importants objectifs pour le solaire d’ici à 2050, et sur les enseignements des déboires enregistrés par le fabricant français Photowatt, en vue de développer une gigafactory française de panneaux solaires. Objectif : atteindre capacité de 15 GW à partir de 2030 (et de de 5 GW dès 2025). Avec, à la clé, la création de 2.000 emplois directs, et une (très) ambitieuse enveloppe de...
En plein vent de relocalisation industrielle et face à la flambée des prix de l'énergie, il se voit déjà comme le futur Verkor du photovoltaïque... Le lyonnais Carbon, monté par trois associés issus du secteur industriel et énergétique, vient de dévoiler son projet de création d'une gigafactory d'envergure européenne, visant à fabriquer des panneaux solaires "made in France".
Avec, au coeur de l'ambition de ses trois cofondateurs, la volonté d'intégrer à la fois le traitement des lingots pour la fabrication de wafers, la fabrication des cellules, ainsi que l'intégration des modules photovoltaïques sous forme de panneaux.
"Dans un contexte de vives tensions sur les marchés de l'énergie, nous entendons apporter une source d'électricité propre, compétitive, accessible à tous et produite en France", affiche le cofondateur et président de Carbon, Pascal Richard, par ailleurs le ancien directeur et cofondateur de SMA France, spécialisé dans l'ingénierie des systèmes pour le photovoltaïque.
Et tout comme Verkor,Carbon partage plusieurs caractéristiques : vouloir dépoussiérer un marché, jusqu'ici dominé par des acteurs asiatiques, en s'appuyant sur la robotisation et la production en grands volumes, avec l'ambition de monter, en France et à destination du marché européen, une chaîne de fabrication intégrée de panneaux solaires, capable de produire en très grands volumes.
Ses premiers objectifs évoquent en effet une capacité de production allant jusqu'à 15 gigawatts (GW) de panneaux solaires d'ici 2030 (avec une étape intermédiaire de 5GW dès 2025).
Soit l'équivalent de près de de la moitié des nouvelles capacités solaires (29 GW) qui ont été installées en Europe, affiche la jeune pousse. Avec, à la clé, la création de 2.000 emplois directs, et une très ambitieuse levée de fonds de 1,5 milliards d'euros à compléter en plusieurs rounds.
Pour son cofondateur et président Pascal Richard, ce projet s'appuie en premier lieu sur le récent discours d'Emmanuel Macron à Belfort, qui a fixé d'importants objectifs pour le solaire d'ici à 2050.
Newsletter
Ma Tribune
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.