Sureté nucléaire : un marché propulsé sur le devant de la scène pour Endel, HEF et Technetics
Stéphanie Gallo Triouleyre
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Endel SRA développe par exemple un robot miniature capable d'explorer toutes les plaques entretoises des générateurs vapeur des centrales nucléaires.
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A l'heure où le nucléaire a été replacé au coeur des enjeux de transition énergétique par Emmanuel Macron, trois entreprises de la région Auvergne Rhône-Alpes planchent actuellement sur des innovations qui contribueront à une meilleure sûreté du parc nucléaire. Elles sont positionnées sur des domaines très différents, mais partagent un point commun : à Lyon, Endel SRA développe notamment un robot d'inspection automatisé des générateurs vapeurs tandis qu'à Saint-Etienne, Technetics et HEF se sont associées pour mettre au point un joint nouvelle génération. Toutes trois sont soutenues dans le...
Endel SRA, spécialiste lyonnais de l'inspection télévisuelle des centrales nucléaires et du nettoyage haute pression, avait déjà mis au point en 2006 une solution robotisée permettant de contrôler les passages d'eau composant les plaques d'entretoises des générateurs de vapeur, périmètre clé des installations nucléaires. Mais elle ne permettait d'en examiner que 30% environ.
"Le générateur est composé d'un faisceau de plus de 5.000 tubes sur 10 mètres de haut. Ces tubes sont soutenus par des éléments, qu'on appelle plaques entretoises. Notre premier système permettait de contrôler les plaques du haut et du bas du générateur", explique Jean-Paul Mandier, directeur général de la PME lyonnaise de 180 salariés (CA : 25 millions d'euros).
Créée en 1927 sous le nom de Société Régionale d'Assainissement, elle avait ensuite été rattachée successivement à la Lyonnaise des Eaux, Suez Environnement, Engie et depuis, quelques semaines au nouveau groupe Altrad - Endel.
"Les technologies actuelles de maintenance ne permettant pas d'inspecter jusqu'ici l'ensemble des installations de ces plaques, il nous fallait aller plus loin afin d'améliorer encore la sûreté du parc nucléaire, déjà située à un niveau très élevé. Il faut vérifier la nature et la quantité de dépôts éventuellement présents, dans une démarche préventive de haut niveau".
Un investissement d'1,7 million d'euros
Endel SRA se prépare donc à investir 1,7 million d'euros pour développer un robot d'inspection automatisée, investissement abondé à hauteur de 50% par le volet nucléaire du plan France Relance. Dotés d'une caméra de 4 millimètres actuellement en développement par un partenaire de l'entreprise lyonnaise et d'un éclairage capable de projeter à un mètre de distance, ces robots miniatures pourront vérifier l'ensemble de ces plaques.
Le premier robot sera prêt pour la fin de cette année. Il devrait amener à Endel SRA un chiffre d'affaires complémentaire, - non négligeable mais non évalué précisément -, dans un contexte de hausse des besoins de maintenance du parc nucléaire. En France mais aussi à l'international.
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