Nucléaire : malgré les vents contraires, une portion des 6 nouveaux EPR se jouera en Auvergne Rhône-Alpes
Marie Lyan
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR/EDF/Cedric Helsly
Marie Lyan
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR/EDF/Cedric Helsly
La filière du nucléaire régionale, prête à reprendre des couleurs ? Jusqu'ici, tout semblait tracé pour que la filière de l'atome fasse son grand retour sur la scène nationale. A l'automne dernier, les déclarations du gouvernement Macron qui annonçaient la construction de six nouveaux EPR, avaient appuyé les arguments des partisans de cette énergie, dans laquelle la France a choisi de placer ses pions pour la décarbonation de son énergie, dès les années 1970.
Car jusqu'ici, la France était héritière d'un parc de 58 réacteurs construits entre les années 70 et 90 (dont deux fermés depuis 2020 à Fessenheim et encore en cours de démantèlement), avec, pour seul nouveau projet, celui de l'EPR de Flamanville (Manche), qui accuse cependant un décalage de dix ans, avec une mise en service prévue désormais fin 2023, et des surcoûts multipliés par 3 (estimés 12,7 milliards d'euros). En attendant, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a confirmé début 2021 la prolongation de dix ans de la durée de vie des réacteurs nucléaires les plus anciens, portant ainsi leur durée de vie de 40 à 50 ans.
À lire également
En juillet, le gouvernement avait même suspendu ses projets de nouvelle régulation du nucléaire français ainsi que la réforme d'EDF, afin de « donner à l'entreprise les moyens d'investir ». Début janvier également, c'est Bruxelles qui avait dévoilé un projet de texte visant à intégrer dans la taxonomie verte les centrales nucléaires et le gaz naturel. Une décision qui, si elle doit encore être soumise au vote des institutions européennes d'ici à fin janvier, entérine déjà les résultats d'une année de bataille menée par le gouvernement français en première ligne, qui souhaitait ainsi défendre l'avenir de l'un de ses fleurons.
Marie Lyan
Budget de l'aéroport de Saint-Étienne : les opposants enfoncent le clou et saisissent la justice
Transport de marchandises : le service de ferroutage entre la France et l'Italie vacille
Congé parentalité : à Grenoble, la bataille juridique mènera jusqu'au Conseil d'Etat
TPE-PME : les experts-comptables évoquent le spectre d'une récession en Auvergne-Rhône-Alpes