"Nous démarrons notre quatrième décennie d'existence. Cela va nous permettre de positionner notre événement comme le leader mondial de l'élevage durable. Car tout le monde parle de durabilité, mais qu'est-ce que l'élevage durable ? Et quelles sont les normes ?" interroge Fabrice Berthon, commissaire général du salon.
Alors que le secteur de l'élevage est pointé, par certaines ONG comme Greepeace, comme représentant 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre (soit autant que le secteur du transport), les données de l'Organisation mondiale des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture en avaient rappelé les principales contributions : avec, pour 50 % de méthane, issu de la fermentation entérique des ruminants, du lisier/fumier et du riz, pour 25 % de CO2 lié aux changements d'affectation des terres et à l'utilisation d'énergies fossiles (notamment pour les tracteurs), et pour les 25 % de protoxyde d'azote (N20), lié aux engrais utilisés sur les cultures destinées à l'alimentation animale et lié au lisier.
"Aujourd'hui, un véritable enjeu se joue pour l'élevage de ruminants, qui doit s'inscrire dans la durabilité. C'est pourquoi, à travers le Sommet de l'élevage, nous donnons rendez-vous au monde entier découvrir ce que signifie l'élevage durable en France. C'est vraiment l'ambition que nous souhaitons porter dorénavant, à l'aube de cette 4e décennie : s'inscrire dans la durabilité et faire du Sommet, le salon professionnel de la durabilité en élevage de ruminants et ce, pour les dix voire les vingt prochaines années."
Cependant, la Confédération paysanne du Puy de Dôme a décidé de boycotter le salon.
"Comment avoir encore aujourd'hui un stand dans un des plus gros salons agricoles, temple de la consommation, alors que nombre de nos collègues sont aux abois ? Les paysans n'ont pas besoin de tracteurs neufs pour s'en sortir, mais plutôt d'un revenu décent, de reconnaissance sociale", argumente Ludo Landais, porte parole et président de la conf'63.