L'auvergnat Pigstech veut connecter les élevages avec son "internet of pigs"
Sonia Reyne
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La startup clermontoise Pigstech veut transformer le suivi de la santé des porcs au sein des élevages porcins et vise une industrialisation de sa bague connectée pour le deuxième trimestre 2021, en commençant par l'Asie.
Digitalisation, épisode 5. Face à la crise, l'économie se transforme. Il ne s'agit pas d'une simple bague, mais plutôt d'un concentré de technologie. La jeune pousse Pigstech, associée au clermontois Yes it Is, a développé un objet connecté qui, fixé à l'oreille de l'animal, permet d'assurer un suivi individuel des animaux, au sein des élevages porcins. Il se prépare à démarrer son industrialisation cette année, pour un marché qui s'avère considérable en France, mais aussi à l'étranger et qui vise à améliorer le bien-être animal.
Après avoir travaillé plus de 27 ans en Asie, Étienne Guérou vient d'installer sa startup Pigstech au Village by CA en Auvergne, à Clermont-Ferrand. A ses côté, Elodie, sa fille est en charge d'une communication qui se veut déjà mondiale, tandis que son associé, Thierry Claireau est d'ailleurs quant à lui resté en Asie.
"Ces premiers jours de 2021, nous sommes en plein développement de la partie digitale, que nous voulons la plus simple possible, et nous espérons bientôt démarrer des tests in-situ pour valider les aspects techniques de notre outil", illustre Étienne Guérou.
Les deux associés ont eu l'idée de développer une boucle connecté appelée le Tag, fixée à l'oreille de l'animal. Elle permet de collecter des données de santé et d'assurer ainsi un suivi individuel des porcs. "Cet objet répondra au très fort taux de mortalité en Asie, où les conditions d'élevage doivent être améliorées, mais il est aussi conçu pour s'adapter à tout type de production dans le monde", précise Étienne Guérou.
C'est en travaillant avec la startup clermontoise Yes it is, spécialisée dans la création d'objets connectés, que la rencontre s'est concrétisée avec l'écosystème auvergnat. "Ils seront notre intégrateur. Grâce à Yes it is EMI, nous pouvons agréger toute la technologie dont nous avons besoin pour identifier et collecter les informations essentielles à notre boucle connectée."
Les données ainsi récoltées permettront d'alerter les éleveurs sur tout changement de comportement, problème de santé, blessure, localisation de l'animal, etc en vue d'améliorer sa santé et de réduire les taux de mortalité. La startup va même jusqu'à lui donner un nouveau nom de l'IOP (internet of pigs) !
Objectif : assurer une meilleure prévention et traçabilité, de la naissance à l'abattoir, tout en dispensant un accompagnement aux éleveurs. "Ce doit être un outil d'alerte, qui aide l'ouvrier agricole à savoir ce qui doit être fait, en lui permettant de se concentrer sur d'autres aspects de son travail".
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