Après les résultats encourageants de son étude clinique de phase III, présentés en janvier dernier, la biotech lyonnaise installée dans le Biodistrict de Lyon, franchit une nouvelle étape. Ce lundi 2 juin, elle a déposé sa première demande d'autorisation de mise sur le marché à l'Agence européenne des médicaments (EMA) pour son candidat-médicament MaaT013, qui sera commercialisée sous la marque Xervyteg.
Ce médicament cible les patients adultes atteints de la maladie aiguë du greffon contre l'hôte avec atteinte gastro-intestinale. Une pathologie provoquée par la greffe de cellules souches que l'on réalise pour réduire les risques de récidive des patients leucémiques. Dans la moitié des cas, les cellules immunitaires vont attaquer les tissus du receveur, explique Hervé Affagard, directeur général et cofondateur de la biotech. Deux traitements sont disponibles aujourd'hui pour traiter cette pathologie mais tous les patients n'y répondent pas. En cas d'échec, leur espérance de vie est d'un mois.
C'est là que MaaT Pharma entend intervenir. Contrairement aux solutions basées sur les immunosuppresseurs, la société s'appuie sur un « médicament basé sur le microbiote intestinal qui va rééduquer le système immunitaire », développe le dirigeant, et plus précisément « remettre en place une connexion entre le système immunitaire et les bactéries ».
La startup a développé des technologies propriétaires de pooling (combinaison de dons de microbiotes sains) qui lui permettent de développer des médicaments standardisés à haute diversité bactérienne (450 contre 250 pour un microbiote en temps normal afin de s'adapter au système de chaque patient).