Seconds cancers : à Lyon, le centre de cancérologie Léon Bérard lance une étude sur la prévention
Emma Rodot
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Tout a commencé par un constat médical, appuyé ensuite par des données : « C'est en évaluant nos dossiers médicaux entre 2013 et 2018, au nombre de 50.000, qu'on a mis en évidence l'impact potentiel de l'immunothérapie sur les seconds cancers ». Le Dr. Pierre Heudel, médecin oncologue au centre spécialisé Léon Bérard à Lyon (Rhône), membre du réseau de 18 établissements Unicancer, nourrit l'espoir d'avancer sur la prévention des nouvelles pathologies. Car le sujet des seconds cancers, qui désignent un cancer différent du premier contrairement à la récidive (lorsque le premier cancer réapparaît) est encore « très peu étudié en cancérologie », affirme le spécialiste : « Il n'existe quasiment pas d'essais prospectifs. Toutes les études menées jusqu'ici sont rétrospectives et ne s'appuient que sur des dossiers médicaux, des bases de données ».
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Contrairement à la chimiothérapie ou aux thérapies ciblées, qui agissent directement sur les cellules cancéreuses pour les détruire, l'immunothérapie a pour objectif de réactiver le système immunitaire du patient afin de combattre la maladie. Ce traitement, lancé il y a une dizaine d'années, voit progressivement son périmètre d'action s'élargir : « C'était au début très ciblé sur certains types de cancers, comme celui du poumon ou du mélanome métastatique, remarque le Dr. Heudel. Et puis, le traitement s'est étendu aux cancers du rein, du mélanome en situation localisée, et depuis un an à certains types de cancers du sein, localisés ou métastatiques ».
Emma Rodot