Le WEFO joue la carte du crowdfunding en direct
Maxime Hanssen
Maxime Hanssen
De la télé-réalité à la réalité, la frontière est parfois mince comme un billet de banque. Pour créer un nouvel atelier, le
La version du WEFO ajoute, ce mardi, une dimension participative par le grand public via la plateforme WiSEED. 5 startups aux étendards multinationaux, dont la Lyonnaise Novanano, feront face à six "Lions", le surnom lyonnais donné aux investisseurs. Ce "Crowfounding live" répond à une logique pédagogique et marketing.
Fidèle à sa mission, la troisième école de commerce française souhaite donner un sens pédagogique à l'événement. Et dédramatiser le passage à la case "levée de fonds" des jeunes entrepreneurs.
Cet événement a également pour but de casser le côté conventionnel de ce forum international, de le dépoussiérer par cet aspect show. "Il y a un effet marketing autour de ce Crown's den. Cela donnera une image moins formelle, moins académique", explique Dan Evans. Le WEFO, dont la 7ème édition se déroule du 19 au 22 octobre, a été initié par l'école de management EMLYON. À la base Think thank, il attire aujourd'hui de nombreux acteurs de l'entrepreneuriat mondial autour de workshops et de conférences, dont le thème de cette édition est "l'entrepreneuriat 3.0, opportunités illimitées".
Pour les startups contactées, ce "Crown's den" version WEFO permet de confronter leur projet à d'autres marchés. "Nous avons prouvé que notre business plan fonctionne, que notre solution est populaire en Turquie. Cet événement va nous permettre de tester notre produit à l'étranger. Nous avons une ambition internationale", explique Bahadir Odevci, président d'Imona, une startup turque qui propose des applications d'affaires pour PME. Et de voir si, aussi bien les experts que le grand public, via des notes ou des promesses de financements, soutiennent le projet.
Les candidats aspirent aussi à se confronter à l'avis et aux conseils de ces experts aux profils différents. Ils sont issus d'Asie, d'Europe, du Moyen-Orient ou d'Océanie. Parmi eux, Baybars Altuntas, "star" de la version turque de l'émission télé des Dragon's den, qui a chuchoté ce concept à l'oreille de Dan Evans.
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"C'est une occasion unique pour nous d'avoir un retour sur notre startup de la part de ces investisseurs à l'expérience et à la culture très différente," poursuit Bahadir Odevci. "Il ne s'agit pas d'être coaché, mais d'avoirs un avis extérieur", tempère Spas Balinov, cofondateur de Novanano, une startup lyonnaise spécialisée dans la production de satellites.
En 10 minutes de pitch, sera-t-il possible de conclure des négociations avec les investisseurs intéressés et/ou de générer des promesses de financements de la part du public, comme on le voit dans les séries TV ? Pas si sûr. "Certains se laisseront peut-être tentés pour faire le Show. Mais c'est difficilement concevable d'investir plusieurs millions d'euros en quelques minutes", explique l'enseignant de l'EMLYON. En somme, il s'agit davantage de poser les premiers jalons des négociations, avant d'approfondir les tractations à l'ombre des projecteurs.
La startup lyonnaise émet également quelques doutes sur le projet. "Cette formule n'est pas forcément bien adaptée pour nous, car on ne vise pas le grand public. Celui qui investira 100 euros aura-t-il l'expertise nécessaire? Nous avons besoin de lever plusieurs millions", explique le cofondateur de Novanano.
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Mais surtout, il estime que le grand public favorisera les projets "concrets", comme celui d'Izibike, une startup polonaise créée par un père et sa fille qui propose un vélo sans chaine avec le pédalier qui se loge dans la roue. "Chaque projet va attirer son public" rassure Dan Evans, avançant avec humour que Novanano, en tant que Lyonnais, est notre "home favourite."
Vidéo de l'édition britannique de l'émission Dragon's den, diffusée sur BBC.
Maxime Hanssen
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