La PME MonSenior veut généraliser l’accueil familial pour les seniors
Stéphanie Gallo Triouleyre
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

MonSenior va ouvrir 60 maisons d'ici la fin de l'année.
DR
Stéphanie Gallo Triouleyre
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

MonSenior va ouvrir 60 maisons d'ici la fin de l'année.
DR
Six maisons en 2024, 60 de plus en 2025 (dont 45 déjà vendues) et encore 195 supplémentaires en 2026 : la PME lyonnaise MonSenior passe à l'échelle son concept de maisons dédiées à l'accueil familial de personnes âgées et/ou handicapées.
L'entreprise, au capital de laquelle le groupe BPCE a investi « significativement » l'année dernière, est née en 2019 d'un constat : le manque d'attractivité du métier d'accueillant familial, qui consiste à héberger et accompagner, dans son propre domicile, des personnes âgées et/ou handicapées (trois au maximum).
En effet, en 2022, selon le baromètre IFREP (Institut de Formation de recherche et d'évaluation des pratiques médicosociales), la France comptait 8 428 accueillants familiaux agréés, contre 9.290 en 2019. Le métier d'accueillant a de plus en plus de mal à attirer, estime Marie Provot, vice-présidente de France Accueil Familial, l'union nationale des associations d'accueillants familiaux : le statut (créé en 1989), est précaire, les conditions d'exercice parfois complexes et la rémunération jugée insuffisante (l'équivalent de 2,5 Smic horaire/jour/personne accueillie auxquels s'ajoutent différentes indemnités et frais d'entretien).
Pourtant, dans un contexte de vieillissement de la population, l'accueillant familial représente une alternative à l'Ehpad, rappelle la vice-présidente de l'association, elle-même accueillante familiale.
À lire également
Pour lever ces freins, MonSenior, labellisée entreprise solidaire d'utilité sociale, a imaginé un concept de petits hameaux regroupant trois maisons conçues pour accueillir, chacune, trois personnes âgées au rez-de-chaussée. L'accueillant vivant lui, au premier étage, avec sa famille. Les maisons sont standardisées : 180 m² de surface et 2 000 m² de jardin au minimum. Les accueillants familiaux sont recrutés par MonSenior mais agréés par les conseils départementaux et payés par les personnes accueillies (rémunération affichée par MonSenior, toutes indemnités confondues, de 3 500 euros nets par mois pour les accueillants qui doivent néanmoins régler un loyer de 900 euros pour l'utilisation de la maison).
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Stéphanie Gallo Triouleyre