Maîtriser le dernier maillon de la chaîne de logistique urbaine dans la livraison d'un colis chez le client final est un des défis les plus complexes à résoudre dans les centres-villes. Il s'agit en effet de concilier les impératifs économiques liés à l'inexorable essor du e-commerce avec les enjeux de pollution de l'air et de mise en œuvre des zones à faibles émissions (ZFE)... La logistique du "dernier kilomètre" est une question stratégique cruciale dont nombre d'acteurs veulent s'emparer.
Pour gagner cette bataille, l'une des réponses se trouvera dans le volet numérique du processus de livraison: notamment par l'exploitation des datas des gestionnaires de colis pour rendre plus performants les dispositifs connectés des logisticiens du dernier kilomètre. C'est ce que veulent expérimenter, à Montpellier, deux sociétés montpelliéraines: Services Ecusson Vert et Synox.
La première, spécialisée dans la logistique urbaine écologique, emploie 62 salariés et livre chaque jour quelque 5.000 colis à destination de professionnels (40%) ou de particuliers (60%) en ne recourant qu'à des véhicules propres ou à faibles émissions (triporteurs, véhicules électriques et véhicules hybrides). La seconde entreprise est éditrice de plateformes et intégratrice de solutions IoT, et c'est elle qui gère les infrastructures connectées de la smart-city montpelliéraine (places de parking, compteurs d'eau, capteurs de CO2, stations météo, niveau d'eau, etc.).
Leur projet de R&D, retenu début 2021 dans le cadre de Translog, l'appel à projets de l'ADEME en faveur de la transition du secteur logistique, prévoit d'installer des capteurs sur les dépôts logistiques où sont stockés les colis avant la dernière livraison, et d'équiper les véhicules de Services Ecusson Vert de télématique embarquée.