SaphirLab : à Lyon, recherche et industrie s'allient pour optimiser les performances de ce cristal stratégique pour l'industrie
Zoé Favre d'Anne
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Le saphir trouve plusieurs applications dans l'industrie ou l'artisanat : horlogerie, bijouterie de luxe, la microélectronique (lasers, substrats pour LED, lentilles de smartphone...), défense, santé, luxe, détecteurs d'ondes gravitationnelles......
DR Kheirreddine Lebbou
Un laboratoire commun, partagé entre la société RSA Le Rubis et l'Institut Lumière Matière (CNRS / Université Claude Bernard Lyon 1) a été créé en ce début d'année. Objectif affiché ? Répondre à des enjeux industriels de performances, car le saphir est utilisé dans plusieurs secteurs : défense, santé, énergie... D'un autre côté, c'est aussi un moyen de développer les activités de recherche du laboratoire et de conserver une position de leader.
Allier recherche et industrie autour du saphir, c'est le projet du laboratoire commun (LabCom) SaphirLab. Financé par l'Agence nationale de la recherche (ANR), ce labcom qui a vu le jour en début d'année fédère ainsi l'institut Lumière Matière (iLM, CNRS / Université Claude Bernard Lyon 1, laboratoire académique, et la société grenobloise RSA Le Rubis, spécialiste des cristaux de saphir, sur le campus Lyon Tech-La Doua.
Le saphir trouve plusieurs applications dans l'industrie ou l'artisanat : horlogerie, bijouterie de luxe, la microélectronique (lasers, substrats pour LED, lentilles de smartphone...), défense, santé, luxe, détecteurs d'ondes gravitationnelles... Soit autant d'usages qui dépendent de la qualité des cristaux.
"C'est un cristal très stratégique", d'après Kheirreddine Lebbou, directeur de recherche au CNRS, à la tête du laboratoire spécialisé dans les cristaux au sein de l'Institut Lumière Matière.
Le fruit d'un long partenariat
"Basée en région grenobloise, RSA Le Rubis est une société principalement spécialisée dans la fabrication du saphir par le procédé Verneuil pourl'industrie horlogère", précise les deux partenaires.
C'est en 2004 qu'ont commencé les liens entre la société RSA le Rubis et l'ILM. "C'est l'un des leaders européens dans la fabrication de saphir avec la méthode Verneuil", affirme Kheirreddine Lebbou. "Au début des années 2000, il y a eu un boom des différentes applications (optique, panneaux solaires...). RSA Le Rubis a voulu développer ces applications et a donc travaillé avec notre laboratoire", poursuit le directeur de recherche.
A partir de ce moment, les deux entités ont travaillé ensemble pour améliorer les performances du saphir, c'est-à-dire en vue de créer un nouvel objet sans défaut. L'aboutissement de ce partenariat, vieux de plus de quinze ans est donc matérialisée par ce laboratoire commun.
L'annonce de la validation du programme est tombée en mai 2021, avec une phase de préparation du consortium, qui a courue jusqu'à la fin de l'année. Un travail avec des juristes, qui évite aussi par la suite des conflits de propriété intellectuelles. Le 1er janvier 2022, la première phase du projet était amorcée, mais à cause de la crise sanitaire, la laboratoire n'a pas pu être inauguré avant avril 2022.
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