C'est encore une jeune pousse iséroise aux grandes ambitions : depuis sa création en 2019 sur la base d'une technologie de l'institut Néel, un laboratoire du CNRS de physique fondamentale, Diamfab n'a rien de moins que l'ambition de proposer une voie alternative et plus performante que le silicium, la principale base des composants électroniques. Et pour cela, elle a opté pour un matériau bien connu, mais dont le travail et la fabrication diffèrent : le diamant.
« On savait déjà que le diamant pouvait conduire l'électricité depuis la fin des années 60, mais nous avons maintenant réussi à doper efficacement ce matériau pour le rendre plus ou moins conducteur », explique Gauthier Chicot, fondateur et CEO, auteur d'une thèse visant à développer des transistors en diamant. Et d'ajouter :
Dans la même veine que des technologies émergentes comme le nitrure de gallium ou le carbure de silicium (où se positionnent notamment de grands noms comme Exagan pour le premier, et Tesla et Soitec pour le second), le diamant synthétique offre également une alternative qui présenterait, selon Diamfab, plusieurs atouts :
De quoi promettre aux industriels de produire des capteurs gérant des puissances plus importantes, mais aussi, de réduire la taille des composants à puissance égale, ou de proposer par exemple une recharge en bornes électriques en courant continu, sans déperdition d'énergie. « Il s'agit d'un enjeu important pour le développement de toutes les mobilités électriques, qu'il s'agisse des avions hybrides, voitures électriques, etc... le tout proposant moins de pertes d'énergie », affirme Gauthier Chicot.