En visite à Lyon, Bruno Bonnell, secrétaire général pour l’investissement, est revenu sur les bénéfices du plan France 2030 dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, deuxième bénéficiaire. Mais les plans sociaux, notamment dans la chimie, ternissent ce bilan.Une semaine après la tenue du salon Global Industrie, le secrétaire général pour l'investissement, Bruno Bonnell, a participé au comité régional de suivi du plan d'investissement France 2030 (54 milliards d'euros) qui s'inscrit, cette année, dans un contexte économique pour le moins difficile et des plus incertain depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.
Un climat morose qui contraste avec la dynamique d'investissements mise en avant.
L'Isère, place forte de l'innovation
La région Auvergne-Rhône-Alpes se place au deuxième rang des bénéficiaires après l'Île-de-France, avec 6,35 milliards d'euros engagés dans près de 1 250 projets.
Dopé par son écosystème de recherches et ses industries, le département de l'Isère arrive en tête, récoltant près de 71% des aides annoncées pour un peu moins de 400 projets. Suivi du Rhône qui, pour le même nombre de lauréats récolte 3 fois moins : 4,5 milliards d'euros contre 1,15 milliard d'euros. Le Cantal arrive, lui, dernier, avec 1,6 million d'euros engagés dans une dizaine de projets.
« Il y a des territoires qui, sur le papier paraissent complètement négligeables, et qui ont vraiment des graines pour demain, comme le Cantal ou la Haute-Loire », interpelle Bruno Bonnell.
A l'instar de l'entreprise Biose, à Aurillac, qui travaille sur des thérapies innovantes pour le microbiote.
Pour autant, ces chiffres ne doivent pas faire oublier les difficultés rencontrées par plusieurs pans de l'économie, notamment régionale.
Chimie, automobile, décolletage...vont mal