Auditionné ce mardi par les députés de la Commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale, le président de Vencorex France, Jean-Luc Béal, est revenu sur les raisons du placement en redressement judiciaire de la société de 500 salariés, spécialisée dans la production d'isocyanates (composants pour peintures et vernis) et de sel industriel, en Isère.
Retournement du marché après la crise Covid, manque de compétitivité lié à un prix des énergies élevé - 50 millions d'euros par an sur un chiffre d'affaires de 250 à 300 millions d'euros : le dirigeant dépeint un tableau noir, devant des députés venus chercher des réponses sur les marchés et les possibilités de reprises de la plateforme de Pont-de-Claix (Isère) qui alimente toute une série d'industriels, dont certains travaillent dans le secteur du spatial (Ariane), du nucléaire (Framatome) ou de la défense en bout de chaîne.
« Après la forte demande qui a suivi l'épisode Covid, on a vu apparaître de nouvelles capacités mises en place principalement en Chine », a notamment expliqué le président de Vencorex France, filiale du groupe thaïlandais PTT Global Chemical.
Ce mercredi, la société Arkema, qui a annoncé en début d'année un plan de 154 licenciements sur son site de Jarrie (Isère) - très dépendant de Vencorex - sera également auditionnée par la Commission parlementaire. La semaine dernière, France Chimie intervenait également devant les députés.