3 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2022, 8,5 en 2023, 20 en 2024... Et 40 au programme de 2025, qui devraient être assortis du franchissement de la ligne de rentabilité. La croissance aujourd'hui affichée par la savoyarde Atawey concrétise le statut de pépite prometteuse, dont elle avait dû se contenter depuis sa création en 2012. Fabricante de stations de recharge d'hydrogène vert pour les véhicules légers et, désormais les véhicules lourds, elle s'affirme même comme l'un des leaders européens du secteur.
Mais avec une capacité de production limitée à 20 stations par an et un projet de construction d'usine (retenu en 2022 dans le cadre du programme Première usine de France 2030) à l'arrêt pour une durée indéterminée en raison de contraintes locales (d'urbanisme notamment), Atawey voyait se rapprocher dangereusement un mur industriel, qui aurait hypothéqué son avenir à court et moyen terme. Et ce, alors même qu'elle revendique un carnet de commandes de plus de 25 millions d'euros.
Mur qu'elle a choisi de contourner en reprenant l'activité stations de charge du Grenoblois McPhy, jusqu'ici son concurrent, donc. Les négociations avaient été annoncées il y a plusieurs mois, l'opération vient de se concrétiser pour un montant de 12 millions d'euros. Dans le package repris par Atawey figurent notamment les 44 salariés de McPhy affectés à cette activité, une usine de production (à Grenoble) de 2.400 m² capable de servir une demande de 60 stations par an et quatre zones de tests.