Actions françaises : la sélection par les valeurs s'est révélée déterminante

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A la Bourse de Paris, l'année 1995 s'est caractérisée par une évolution très contrastée des cours, entre secteurs certes, mais surtout entre valeurs. Certaines, comme Sodexho, Sovac, Sidel ou Bic, ont progressé de plus de 40 %. D'autres, comme UIC, Crédit Foncier de France et Eurotunnel ont abandonné plus de 70 %. Pour les Sicav, le choix de valeurs a donc été plus déterminant que d'autres années. De plus, pour obtenir les meilleurs résultats possibles, il fallait être mobile. Les phases de hausse se sont déroulées sur de courtes périodes et les secteurs en vogue ont tourné. Le Midcac en net recul. La spécialisation a également joué un grand rôle. Les titres de moyenne ou petite capitalisation ont été davantage éprouvés que les grandes valeurs. L'indice Midcac a sévèrement reculé contrairement à l'indice CAC 40, pratiquement stable. De ce fait, les Sicav centrées sur les valeurs moyennes, petites ou régionales ont obtenu de médiocres performances, fermant généralement la marche, telles Saint-Honoré PME, Régécroissance, Uni-Régions et Objectif Dynamique. Francic Régions et Ofima Midcap, proches de l'équilibre, ont fait exception et surtout Paribas France Emergence. La bonne tenue de celle-ci est due à une concentration du portefeuille sur 35 sociétés qui ont bien résisté ou fortement progressé comme Sidel, M6, Hermès ou Norbert Dentressangle. Les Sicav indicielles référencées sur les indices SBF 250 ou 120 ont également eu la tâche compliquée. Parmi les Sicav s'appuyant sur l'indice CAC 40, celles pratiquant la réplication de l'indice de façon synthétique, c'est-à-dire par le biais des contrats à terme sur indice, ont été les plus résistantes, grâce notamment au moindre coût des transactions. Une vingtaine de hausse. Ailleurs, dans un environnement marqué par une très large majorité de baisses, une vingtaine de Sicav s'est inscrite en progrès et non des moindres, y figurant des mil- liardaires comme Sicav 5000, Parfrance, Slivafrance, Ecureuil Investissements, Natio Valeurs et Optimavalor. Mais Invesco Actions Françaises est restée incontestablement la vedette. « C'est avant tout le travail d'une équipe évoluant sur l'ensemble des marchés européens et mondiaux », aime à répéter Olivier de Faramond, qui gère la Sicav depuis Londres. Les performances s'expliquent principalement par des choix sectoriels, fruit d'une analyse monétariste approfondie, dont l'un des principes est de considérer que l'intérêt des investisseurs s'oriente davantage vers les valeurs domestiques quand la monnaie est forte et exportatrices quand elle est faible. La recherche des sociétés les mieux placées sur les secteurs retenus conduit parfois à acquérir des titres étrangers, une diversification européenne qui a apporté un complément de performance. La chance de Mercure Actions France est d'avoir pris des choix fondés sur la croissance des sociétés, dès le début de l'année, observe, de son côté, Alain Derome, son gestionnaire. « Les critères retenus ont permis d'exclure les secteurs automobiles, financiers et immobiliers et de capter les grands succès de l'année comme Sidel, Primagaz et Bic. » Parmi les 30 % non investis en actions françaises, les placements sur des convertibles du type Axa et Essilor ainsi que sur Adidas et quelques mines d'or canadiennes ont aussi contribué au bon comportement.

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