Paris mobilise ses partenaires contre un accord à l'OMC

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Le ministre français de l'Agriculture, Michel Barnier, avait ainsi réuni de manière informelle, hier matin, avant le début des travaux du conseil agricole, dix-neuf de ses collègues. Objectif : peser sur les discussions en cours et donner des arguments à la commissaire à l'Agriculture, Mariann Fischer Boel, dans le débat interne à la Commission qui l'oppose à son collègue en charge de la politique commerciale, Peter Mandelson.Michel Barnier a qualifié de " totalement déséquilibrées " les propositions du négociateur agricole, Crawford Falconer, soulignant qu'elles ouvraient la voie à un " mauvais accord ". " Nous ne pouvons pas accepter que l'agriculture soit la variable d'ajustement. " La plupart des observateurs avaient pourtant plutôt considéré qu'il n'y avait guère de changement dans cette offre agricole par rapport au schéma débattu en août dernier. Si ce n'est que l'administration américaine a confirmé les chiffres relatifs à la réduction de ses propres subventions.L'atout français est que le paquet mis sur la table voici une dizaine de jours à Genève est aussi considéré par plusieurs autres capitales comme n'offrant, de surcroît, quasiment aucun avantage aux pays européens pour leurs exportations industrielles, leurs activités de services ou sur la question de la propriété intellectuelle. " Plutôt pas d'accord qu'un mauvais accord ", a conclu le ministre français.Paris, rejoint par des pays comme l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, etc., cherche à éviter que la Commission et une majorité de leurs partenaires de l'Union cèdent à la tentation d'accepter ces propositions afin de conclure rapidement ces négociations de Doha. En tout cas avant que Washington, ligotée par la présidentielle, ne soit plus en mesure de s'engager. Une hâte infondée, selon certains experts, pour qui l'opposition des chambres américaines condamne tout compromis quel qu'il soit.

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