Médecine générale  : une mission pour développer les maisons de santé

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urance-maladieLes maisons de santé ont souvent été présentées comme l'antidote aux déserts médicaux qui menacent les campagnes et certaines banlieues françaises. Mais, « en dépit de l'incitation financière existante, le développement de ces structures tarde à se mettre en place », constatent la ministre de la Santé et ses collègues de la Ville et de l'Aménagement du territoire, dans une lettre de mission adressée au professeur Guy Vallancien. L'objectif de la mission est donc d'accélérer le développement de ces établissements de proximité, qui proposent une offre de médecine libérale autour de généralistes et de personnels paramédicaux (infirmières, kiné, orthophonistes?). Il lui reviendra notamment de formuler des propositions concrètes notamment pour atteindre l'objectif gouvernemental de créer « une maison de santé dans chaque quartier concerné par la dynamique ?espoir banlieues? ».mise en place d'un labelLa loi Hôpital, patients, santé, territoire (HPST), qui vient d'être adoptée, tente déjà de renforcer le rôle de ces établissements. L'idée de Guy Vallancien est de mettre en place un label « maison de sant頻, « qui impliquerait le respect de certaines obligations comme le travail partagé entre médecins et paramédicaux, la permanence des soins ou l'évaluation des pratiques », indique à « La Tribune » le professeur de l'Institut mutualiste Montsouris. « Il faut arrêter de créer des maisons de santé sur la volonté d'un maire et d'un élu en baptisant des murs et en cherchant après les médecins pour y exercer, poursuit-il. Il faut au contraire que les médecins s'apprécient et se cooptent. Désormais, 70 % des jeunes généralistes qui débutent sont des femmes, et elles ont davantage l'habitude de travailler ensemble. » L'objectif pourrait être de créer « 1.000 à 2.000 maisons de santé dans les cinq ans, contre 150 aujourd'hui ». Idéal, à terme : la fin des médecins isolés, « les maisons de santé devenant le pivot de la médecine de demain ». Ces nouvelles pratiques au sein de plates-formes de santé de proximité entraîneront en outre « une évolution des modes de rémunération. Compte tenu de l'importance des maladies chroniques, le tout-paiement à l'acte n'a plus de sens en médecine générale », estime Guy Vallancien. Le financement de ces établissements pourrait se répartir entre les collectivités locales, l'assurance-maladie, et les médecins eux-mêmes, « qui pourraient investir et détenir une part dans une maison de santé qu'il serait possible de revendre », propose le professeur Vallancien. Véronique Chocro

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