Le Maroc prend le relais des investisseurs étrangers défaillants

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tourismeMême si le tourisme au Maroc n'est pas épargné par la crise, il reste un « secteur prioritaire » dans ce pays (9 % du PIB) car il est le premier pourvoyeur de devises (5 milliards d'euros en 2008) et fournit de l'emploi aux jeunes (130.000 emplois directs créés de 2001 à 2008). En 2001, Rabat a lancé un plan de renforcement de son offre balnéaire en 2001 par la création de nouvelles stations. La première vient d'ouvrir à Saidia. Même si elle est encore loin de sa version finale avec seulement deux hôtels de 400 chambres ouverts, son inauguration représente un exploit. En effet, son partenaire financier, le promoteur immobilier espagnol Fadesa, s'est retrouvé en cessation de paiements. Addoha, le premier groupe immobilier du pays, réputé proche du pouvoir marocain, a repris en 2007 la moitié du capital de Fadesa Maroc, permettant la poursuite des travaux évalués à 1 milliard d'euros.un demi-milliard d'eurosUne seconde station, Mazagan, doit ouvrir en octobre. Elle est opérée par le groupe Kezner, spécialiste mondial des « resorts », qui devrait faire face à son investissement d'un demi-milliard d'euros sans problème. Deux des six autres stations prévues sont en panne. Les accords avec le fonds d'investissement Colony ont été rompus sur le projet de Taghazout, et il n'y a plus d'échéance sur le site de Plage Blanche qui avait été lui aussi confié à Fadesa.Au cours des derniers mois, les investisseurs marocains publics et privés se sont largement substitués aux investisseurs étrangers, y compris des pays du Golfe, qui se disaient intéressés par les sites mis à disposition. « Nous sommes l'un des rares pays au monde dont les banques financent le développement du tourisme », soulignent les politiques marocains. Le plan Azur porte sur 4,3 milliards d'euros au total, dont 20 % ont déjà été investis. Pour l'avenir, les observateurs redoutent un essoufflement du système bancaire, même si, assure le ministre des Finances marocain, « il n'y a pas de problème avec les banques au Maroc ». Héléna DupuyL'hôtel Ryad à Marrakech. Le gouvernement marocain a mis en place en 2001 un ambitieux plan de développement de nouvelles stations balnéaires, qui se poursuit malgré la crise.

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