60 millions d'euros en plus pour les labos

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Les dirigeants de dix grands organismes publics de recherche étaient conviés hier au ministère de la Recherche pour signer les conventions relatives au plan de relance. Au total, ce sont ainsi 58,9 millions d'euros supplémentaires qu'ils se sont vu distribuer, le CNRS et le CEA civil en concentrant à eux deux les trois quarts. Cette rallonge budgétaire porte la progression des crédits de l'État de 3,7 % à 5,4 %, a précisé Valérie Pécresse. Elle vise, pour 46 millions, à accélérer les investissements déjà en cours liés aux très grandes infrastructures de recherche (« La Tribune » du 28 janvier 2009) et à anticiper des opérations de mise en sécurité et d'équipements lourds.Cette annonce intervient simultanément à celle du financement par l'État des nouvelles « chaires d'excellence ». Annoncées fin 2008, ces 130 chaires universités-organismes devaient être financées par les laboratoires. Ceux-ci, déjà soumis à 450 suppressions de postes en 2009, avaient donc prévu de « geler » le recrutement de 130 postes. D'où la colère des chercheurs. Hier, Valérie Pécresse a précisé que l'État financera finalement ces chaires à hauteur de 4,5 millions d'euros, et appelé les organismes à procéder dès à présent au recrutement de 130 chercheurs supplémentaires.la contestation perdureAutant de gestes qui devraient, selon Arnold Migus, directeur général du CNRS, « rassurer les chercheurs ». Pour autant, la contestation perdure contre les réformes en cours. Les syndicats n'ayant pas obtenu satisfaction sur la majorité de leurs revendications, ils ont maintenu hier leur journée d'action. Par ailleurs, chahuté par une centaine de manifestants, l'Inra (recherche agronomique) a dû délocaliser son conseil d'administration. Ce dernier a voté la mise en place du « Consortium national pour l'agriculture, l'alimentation, la santé animale et l'environnement », confirme la présidente de l'Inra, Marion Guillou. Ce futur établissement public de coopération scientifique doit regrouper sous la houlette de l'Inra, du Cirad et des grandes écoles agro et véto la recherche agronomique, à l'instar de ce qui se prépare pour l'Inserm et les sciences du vivant ou l'Inria et l'informatique. Des orientations qui alimentent les inquiétudes des chercheurs. C. J.

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