Hugo Chavez bâillonne les médias vénézuéliens

L'atmosphère s'est nettement crispée au Venezuela, où le gouvernement vient de retirer leur licence à 34 radios et télévisions privées, tout en avertissant 200 autres stations que leurs émissions étaient aussi menacées. La décision a été notifiée par la Commission nationale des télécommunications (Conatel).Le motif officiel invoqué pour cette offensive contre les médias a de quoi faire bondir les militants de la liberté d'expression : elle n'aurait d'autre but, selon le pouvoir, que conforter les efforts du président Hugo Chavez pour étendre sa révolution socialiste aux médias? Le pouvoir accuse ces stations de ne pas s'être conformées aux réglementations en vigueur visant à démocratiser les ondes. « Nous n'avons pas fermé de stations de radio, nous avons appliqué la loi », s'est justifié Hugo Chavez à la télévision publique, ajoutant que ces stations « désormais appartiennent au peuple et non à la bourgeoisie ». Le ministre des Travaux publics, Diosdada Cabello, dont dépend Conatel, a affirmé que certaines des radios avaient été interdites car elles n'avaient pas renouvelé leur licence ou l'avaient transférée illégalement. Mais, côté médias privés, on dénonce l'atteinte à la liberté d'expression et le déni du droit à une défense appropriée. « Ils interdisent tout espace à la dissidence au Venezuela », s'est plaint William Echeverria, président du Conseil national des journalistes, à la chaîne de télévision privée RCTV, qui n'a pas vu sa licence d'exploitation renouvelée en 2007.L.C. avec agence

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