Lesieur cherche à se développer
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Après les olives et la tapenade, la marque d'huile Puget sera-t-elle demain déclinée en mayonnaise, vinaigrette et autres sauces à salade ? Il y a fort à parier. Car, après avoir fait le plein d'innovations sur ses marques d'huile (Lesieur, Puget, Isio4?), le groupe Lesieur (650 millions de chiffre d'affaires en 2007) s'attaque désormais aux sauces froides. En septembre dernier, Sofiprotéol (le holding propriétaire de Lesieur) a racheté à l'américain Campbell sa filiale Générale Condimentaire, détentrice de la licence Lesieur pour les sauces froides (60 millions de chiffre d'affaires). « Nous avons désormais le champ libre pour appliquer aux sauces toutes les innovations qui ont marché dans les huiles », confie à « La Tribune » le PDG de Lesieur, Romain Nouffert. Pour 2009, des vinaigrettes fleurant bon la Méditerranée sous l'ombrelle Puget mais surtout des sauces à connotation santé sous la marque Isio 4, qui cartonne dans les huiles avec ses dernières déclinaiso ns : Isio aux Quatre Olives ou Isio Mémo, enrichie à la DHA, censée stimuler la vitalité d'esprit.concurrents affaiblis« Même sur nos produits dits gras, la préoccupation santé des consommateurs est très forte », expliqu Véronique Tassigny, directrice marketing de Lesieur. L'innovation est aussi le seul moyen de lutter contre des marques de distributeur, qui ont encore grappillé 3 à 4 points de part de marché (pour atteindre 29 %) ces derniers mois. Lesieur profite également de l'affaiblissement de ses nouveaux concurrents. Le leader Amora est fragilisé sur ses sauces salades et peu soutenu par son groupe Unilever. Bénédicta, racheté par Heinz pendant l'été, a perdu une bonne partie de son management. « Nous détenons environ 15 % du marché des sauces froides mais nous n'allons pas en rester l࠻, assure Romain Nouffert. Cette diversification dans les sauces n'est d'ailleurs pas son seul relais de croissance. Les grandes surfaces sont saturées, Lesieur s'est donc tournée vers les hôtels et restaurants, où il a décroché d'importants contrats cette année, notamment chez Quick ou Flunch. Il s'est également associé à Veolia pour proposer un service gratuit de ramassage des huiles usagées aux clients de sa marque d'huile de cuisson Friale.Mais son grand virage s'effectue surtout vers l'international. Jusqu'à maintenant les 12 % de ses ventes réalisées à l'étranger l'étaient exclusivement par exportation. Depuis 2007, Lesieur a développé un joint-venture avec le groupe Hamila en Tunisie pour produire tro is huiles sur place. Le patron cherche aussi un partenaire en Algérie et en Europe du Sud et teste même ses produits dans les Carrefour de Shanghai et Pékin. « L'international représentera 25 % du chiffre d'affaires dans les trois ans et sera notre nouveau terrain pour les acquisitions », conclut-il. Sophie Lécluse
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