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MICHEL DAVID-WEILLOn ne peut éprouver qu'une très grande admiration pour la force de la démocratie américaine. Ce grand pays au leadership contesté, dans une situation très difficile tant économiquement que diplomatiquement, a manifesté une étonnante unité nationale. Dans les périodes de crise, les peuples peuvent se replier sur eux-mêmes. Les Américains ont montré qu'ils étaient animés par l'envie d'un vrai nouveau départ. La crise n'est pas finie, mais on sait l'influence du moral sur l'économie. Il s'agit d'une grande élection pour M. Obama. Je redoutais un peu qu'elle ne se transforme en un vote référendaire, unanimiste. Mais les résultats ont montré que s'il y a une incontestable poussée du Parti démocrate, il n'y a pas non plus de «tsunami». Je suis épaté par la force tranquille et la maîtrise de ce changement. C'est une élection tellement incroyable, tellement inimaginable, qui montre que les états-Unis tout entiers ont voulu mettre de côté le racisme qui fait pourtant partie de leur histoire. C'est vraiment à mettre à l'actif de ce grand pays.La crise n'est pas finie, mais on sait l'influence du moral sur l'économie. exergue? l'intégralité de l'entretien et des extraits vidéo sur https://www.latribune.fr/interview/ texte d'exergue habillé et appliquer sur-lignage exergue colfine
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