Un bouclier sanitaire peu consensuel

zéro allié. Porté initialement par Martin Hirsch, le bouclier sanitaire fonctionnerait comme une franchise, pour plafonner les dépenses de santé restant à la charge des patients, éventuellement en fonction de leurs revenus. Au-delà d'un certain plafond de dépenses annuelles, par exemple, la gratuité des soins serait donc assurée. « Le problème du bouclier apparaît lorsqu'on sort de l'ambiguïté : avec un plafond fixé à 100 euros par an, les déficits de l'assurance-maladie explosent, mais avec un plafond à 500 euros, personne ne le soutiendra », explique un proche du dossier. Autre difficulté, « le bouclier a zéro allié. Il n'est soutenu ni par les assureurs, ni par les mutuelles, ni par les syndicats ». D'ailleurs, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, et le ministre chargé des comptes sociaux, Éric Woerth, qui auraient à porter la réforme, ont indiqué qu'ils n'y étaient pas favorables. « Il faut mesurer les conséquences des transferts entre les gagnants et les perdants du bouclier parmi les assurés, admet un responsable. Mais il faut réexaminer ce dossier, quitte à le refermer. » V. Ch.

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