Alstom prêt à
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Crise ou pas crise, Alstom poursuit inexorablement la restauration de sa santé financière depuis son retour aux bénéfices en 2006. Avec un résultat net en hausse de 30 %, à 1,1 milliard d'euros, le constructeur de trains et de centrales électriques a fait passer sa marge opérationnelle de 7,7 % à 8,2 % lors de l'exercice clos le 31 mars 2009. Il maintient son objectif de 9 % pour mars 2010.Très largement désendetté, à la tête de 2 milliards d'euros de trésorerie nette, grâce à 1,5 milliard d'euros de cash généré en 2008-2009... Les finances d'Alstom permettent à son PDG d'être plus prêt que jamais à remettre la main sur son ancienne filiale Transmission et Distribution (T&D), désormais dans le giron d'Areva. « Ce ne serait pas une diversification ébouriffante », estime Patrick Kron. « Nous sommes sortis de cette activité il y a cinq ans pour les mêmes raisons qui pourraient conduire Areva à la céder : nous avions besoin d'argent. ». « Si T&D était à vendre, ce qui reste à confirmer, nous serions intéressés », a-t-il répété. « C'est une entreprise qu'on connaît bien. On peut aller assez rapidement », a-t-il ajouté, commentant les intentions récemment prêtées à l'État de trancher d'ici à trois semaines sur la vente d'Areva T&D, estimée entre 3,5 et 5 milliards d'euros.miser sur le ferroviaireLa crise affecte cependant Alstom. Les prises de commandes n'ont progressé que de 5 % sur le dernier exercice (+ 3 % en 2007-2008). La plus faible croissance depuis le sauvetage du groupe il y a cinq ans. Au premier trimestre 2009, les nouveaux contrats ont reculé de 16 %. Dans le transport, les prises d'ordre ont diminué de moitié. « Cela n'est pas significatif », assure Patrick Kron, qui table au contraire sur sa division ferroviaire pour résister, « portée notamment par les plans de relance gouvernementaux », affirme-t-il, en admettant qu'un délai est à prévoir avant que ces plans se traduisent en commandes fermes. « Nous travaillons sur des projets de TGV en Arabie Saoudite, au Maroc ou aux États-Unis », a-t-il précisé. Alstom a ainsi décroché hier avec Bombardier une commande de la Deutsche Bahn pour la livraison de 83 rames automotrices.L'énergie sera plus affectée, estime le PDG, qui table sur une « baisse du marché des nouveaux équipements en 2009 en raison du report possible de certains projets ». Pour résister, Alstom compte sur la « plus grande récurrence » de son activité services (maintenance et rénovation des centrales), qui représente 30 % de ses ventes aux producteurs d'électricité.Surtout, face à la crise, le groupe met en avant la visibilité que lui assure son carnet de commandes (29 mois d'activité), « un carnet solide, sans annulation », ses marchés sous-jacents du transport et de l'énergie « en croissance sur le long terme » et sa clientèle (électriciens et opérateurs publics) peu susceptibles d'être confrontés à une restriction du crédit. Mais « Alstom ne vit pas dans une bulle à l'écart du march頻, souligne Patrick Kron en précisant que son groupe va s'engager dans une double démarche de « flexibilité et d'action sur les coûts », sans chiffrer ses objectifs en la matière. Le titre, qui s'est apprécié de 42 % depuis deux mois, a perdu hier 4,46 %, à 47,90 euros.
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