L'heure du consensus

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Attisée par l'idéologie conservatrice, la fracture n'avait cessé de se creuser à Washington au cours des deux mandats de George W. Bush. Pourtant, à l'occasion de sa réélection, en 2004, ce dernier avait promis d'être le « président de tous les Américains » et de travailler main dans la main avec ses adversaires du camp démocrate. Conscient du fait que les électeurs sont fatigués de ces disputes, qui ralentissent le processus législatif, le candidat Obama s'est, lui aussi, engagé à trouver les moyens de sceller un nouveau consensus. Déjà, malgré un séjour extrêmement court au Sénat, il a démontré ses qualités de négociateur et son ouverture d'esprit pour « traverser le pont » qui sépare les deux partis. En outre, si des clivages avaient ralenti dans un premier temps l'adoption du plan de sauvetage des banques, les élus de tous bords sont maintenant conscients de l'urgence économique. De son côté, George W. Bush a appelé Barack Obama le soir du scrutin après l'annonce de sa victoire pour lui dire qu'il pouvait compter sur « la coopération complète de son administration » au cours de la période de transition. D'autres poids lourds du camp républicain tel Colin Powell avaient soutenu le candidat démocrate. L. J. B.

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