Les banques espagnoles au secours des promoteurs
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En pleine crise immobilière, les banques espagnoles achètent immeubles et terrains à tour de bras, malgré la baisse continue de leur valeur. Selon le quotidien espagnol « Expansión », leurs investissements dans ce secteur s'élèvent à plus 3,5 milliards d'euros depuis janvier. Pour les banques, il ne s'agit pas de profiter d'opportunités avantageuses, mais bien de protéger leur talon d'Achille en ces temps de crise, les créances douteuses. Celles-ci sont fortement liées à l'immobilier, secteur auquel les entités financières espagnoles sont particulièrement exposées.procédé risquéL'exemple de Caja Madrid, quatrième entité du pays, est édifiant. Étant l'un des principaux créanciers du promoteur Martinsa-Fadesa, en cessation de paiement depuis le mois de juillet, du fait d'une dette de 5,2 milliards d'euros, la caisse d'épargne a vu son taux de créances douteuses quintupler en un an. « Les banques préfèrent acquérir des actifs à un bon prix plutôt que de procéder à l'exécution de l'hypothèque, pourtant plus avantageuse, afin d'éviter la cessation de paiement de l'entreprise. Car si plusieurs promoteurs de la taille de Martinsa venaient à faire faillite, la situation de certaines banques ne serait pas viable », explique Ernesto Tarazona, de Knight Frank Espagne, qui ajoute que « c'est un procédé risqué, car on ne sait pas à quel prix elles pourront revendre ». Du fait de l 'acquisition massive d'actifs immobiliers, « les banques sont les agences immobilières des prochaines années », selon l'analyste.Gaëlle Lucas, à Madrid
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