Oskar Niedermayer

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olitologue à l'Université libre de Berlin.Dans un contexte de récession, les discussions sur le plan de relance allemand butent surtout entre les deux camps de la grande coalition sur la question des baisses d'impôts. S'agit-il d'abord d'un symbole politique ? Évidemment, c'est une façon de montrer les différentes orientations des deux camps. Mais cette querelle prouve aussi que la campagne électorale en vue des élections fédérales du 27 septembre a déjà commencé et que chaque parti veut d'abord servir sa propre clientèle. Le SPD veut se présenter comme le parti de la justice sociale, cherchant à favoriser les plus petits revenus, tout en proposant de faire payer les plus riches. La CSU, la s?ur bavaroise de la CDU, cherche, elle, à montrer qu'elle pèse encore à Berlin. C'est pourquoi la baisse des impôts est très importante pour elle.Mais un compromis semble inévitable ? Oui, parce que les citoyens attendent aujourd'hui du gouvernement fédéral qu'il agisse vite et de façon raisonnable pour freiner la crise économique. Les partis devront donc trouver un compromis. Il y aura donc sans doute des baisses d'impôts et de charges ainsi que des investissements pour que chacun puisse dire qu'il a apporté quelque chose au plan de relance. Quant à savoir si cela fait un plan efficace économiquement, c'est une autre question.La pression du parti de gauche Die Linke a-t-elle joué un rôle sur les propositions du SPD ? Sans doute, mais le président de Die Linke, Oskar Lafontaine, est resté très prudent sur le sujet, car les Allemands attendent une certaine unité face à la crise.Propos recueillis par Romaric Godin« La campagne électorale est lancée en Allemagne. »flashinterview

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