Banco Popolare emprunte à l'État italien pour se recapitaliser

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C'est la benjamine des quatre plus grandes banques italiennes qui sollicite la première l'aide au secteur proposée par l'État italien. Banco Popolare a annoncé hier avoir demandé au ministère de l'Économie et des Finances et à la Banque d'Italie de pouvoir émettre des emprunts convertibles pour un montant de 1,45 milliard d'euros afin de se recapitaliser. Intesa Sanpaolo et UniCredit, première et deuxième banque du pays, devraient faire de même la semaine prochaine, et Monte dei Paschi di Siena le 26 mars.Selon le décret publié samedi dernier, l'État italien s'engage à souscrire ces obligations des banques (à un taux de 7,5 % à 8,5 %) ayant besoin d'augmenter leurs fonds propres. Banco Popolare a besoin de ce coup de pouce car son ratio de fonds propres durs (Core Tier 1) était à 6,5 % à l'automne dernier. italease démembréeLa banque basée à Vérone pourrait aussi nécessiter de renforcer son patrimoine en raison de son engagement à racheter partiellement Banca Italease, dont elle est la principale actionnaire à hauteur de 30 %. Italease, au centre d'un scandale sur les dérivés de crédit, va être démembrée et une « bad bank » devrait rassembler ses créances douteuses, dont le montant pourrait s'élever jusqu'à 5 milliards d'euros.Le conseiller délégué de Banco Popolare, Pier Francesco Saviotti, a préféré souligner que ces fonds propres augmentés « permettront de renforcer l'aide aux familles et aux PME-PMI ». Et pour cause?: le ministre des Finances, Giulio Tremonti, a conditionné cette manne publique au « maintien pour trois ans » des crédits accordés aux PME-PMI et à l'« aide des familles en difficulté pour payer les tranches de leur emprunt immobilier ». Avec son homologue de l'Intérieur, Tremonti va d'ailleurs installer aujourd'hui les préfets comme « observateurs du crédit » vérifiant la poursuite du financement de l'économie par les banques. Un contrôle qui alerte tous les banquiers car il ne sera pas seulement limité aux banques bénéficiant d'une aide de l'État.Frank Paul Weber, à Mil

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