Le CNRS appelle à la mobilisation

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Enseignants-chercheurs, universités, étudiants? et maintenant chercheurs des laboratoires. Hier matin, les personnels du CNRS et des laboratoires de recherche ont, lors d'une assemblée générale au siège du Centre national de la recherche scientifique, approuvé une motion appelant à la grève, signant ainsi « le point de départ d'une mobilisation pour interrompre le démantèlement du CNRS et des organismes de recherche », a martelé un porte-parole du collectif « Sauvons la recherche ». Les chercheurs se sont prononcés hier contre la « transformation du CNRS en agence de moyens » (simple gestionnaire de crédits), réitérée par Nicolas Sarkozy lors de son discours du 22 janvier jugé « insultant ». Valérie Pécresse, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a maintes fois exprimé cet objectif : faire des organismes de recherche des agences de moyens, la recherche opérationnelle devant être l'apanage des universités (qui hébergent 80 % des 1.200 unités mixtes de recherche). D'où la crainte des chercheurs de voir le CNRS se désengager, en tant qu'opérateur, de nombre d'UMR, un mouvement déjà en cours selon les témoignages exprimés hier. Autre inquiétude, attisée par de récents rapports, le démantèlement du CNRS, les sciences de la vie notamment devant à terme rejoindre un institut unique national, projet qui vient pourtant de susciter les réserves du Conseil supérieur de la recherche et de la technologie, instance ministérielle. Après l'Inserm (recherche médicale) en 2008, les évaluations de l'Inra, du CEA et du CNRS au second semestre 2009 par l'Aeres (Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur) pourraient d'ailleurs donner lieu à une synthèse sur les sciences de la vie. boycott Dans ce contexte, les chercheurs ont aussi réclamé hier, à l'instar du conseil scientifique du CNRS, le boycott des évaluations de l'Aeres mais aussi l'annulation des suppressions de postes et un plan pluriannuel pour l'emploi afin de pérenniser les postes des post-doctorants souvent employés en CDD. Rue Descartes, on minimise le mouvement : l'heure est à la médiation sur le statut des enseignants-chercheurs ; les sujets seront traités les uns après les autres. Clarisse Jay

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