Une collecte nette record en 2008

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Les trackers sont encore loin de menacer la gestion active. Avec 102 milliards d'euros d'encours sous gestion en Europe, ils ne représentent que 2 % des encours des fonds classiques. Mais au train où vont les choses, le phénomène pourrait prendre une ampleur comparable à celle des États-Unis où la gestion passive capte un quart des placements. En 2008, l'industrie des ETF a enregistré une collecte nette de 55 milliards d'euros, ce qui lui permet d'afficher une hausse de 18 % de ses encours sous gestion, alors que les OPCVM perdaient 387 milliards.La performance des ETF est d'autant plus remarquable qu'elle est réalisée en dépit d'un effet de marché très négatif. La quasi-totalité des grands indices actions de la planète boursière ont affiché des baisses sensibles, allant de ? 40 % en Europe et aux États-Unis à ? 60 % sur les marchés émergents. La gestion classique a subi le même impact dû à la baisse de valorisation des marchés. Mais aussi un retrait massif des épargnants.En fort développement aux États-Unis depuis l'éclatement de la bulle Internet en 2000, le marché des trackers prend son essor en Europe avec la crise financière. Le nombre de ces fonds cotés a doublé en à peine plus d'un an sur Nyse Euronext. À la fin de l'année 2008, l'industrie européenne des trackers comptait 632 fonds cotés, dont 396 listés sur Nyse Euronext.sg domine les échangesAutre signe du dynamisme de ce jeune marché, le nombre croissant d'émetteurs. On en dénombre plus de 30 en Europe à ce jour. Si la Société Généralecute; Générale domine le marché français des échanges sur Nyse Euronext au travers de ses deux filiales, Lyxor et SGAM ETF (respectivement 54 % et 16 % des parts de marché), le marché européen est dominé par le trio iShares (40 % et 40 milliards d'euros d'encours sous gestion), Lyxor (23,3 %, 23,8 milliards) et la filiale de Deutsche Bank, DB X-Trackers (16,8 %, 17,2 milliards). Ce dernier, dont le modèle est un peu calqué sur celui de Lyxor, a enregistré l'une des plus fortes croissances en 2008 avec plus de 120 % de progression des encours sous gestion.Les volumes d'échanges sont assez logiquement en hausse, affichant une progression de 14 % à 1,3 milliard d'euros traités quotidiennement sur l'ensemble des places en Europe. Mais ces chiffres ne reflètent qu'une partie de l'activité sur les marchés des ETF puisque plus des deux tiers des échanges sont réalisés en « OTC », (« over the counter »), c'est-à-dire de gré à gré hors marché. Ce qui n'est pas le moindre des paradoxes du marché des ETF. En effet, ces produits se distinguent des fonds classiques par le fait qu'ils sont cotés en continu : or la majeure partie des échanges se réalise en dehors de la Bourse. À cela une raison simple, les clients institutionnels qui passent des ordres de taille importante économisent les frais de transactions.

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