La Norvège songe à rejoindre l'Union européenne
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Bruxelles s'attend à ce que la Norvège vienne bientôt frapper à la porte de l'Union, à l'image de son voisin islandais très attiré par la monnaie unique. Le nouveau gouvernement de Reykjavik compte formaliser sa candidature « au plus vite », avant juillet. Membre de l'Espace économique européen, l'Islande a déjà adopté une majorité de la législation européenne et table ainsi sur des négociations rapides avec une adhésion dès 2011.La Commission est convaincue que Reykjavik va rabattre dans ses filets le plus gros poisson norvégien. Le riche pays des fjords est l'un des premiers fournisseurs en pétrole et en gaz de l'Europe. À ce titre, les Norvégiens ont jusqu'ici préféré faire cavalier seul. Ils ont rejeté l'adhésion à deux reprises par référendum à une faible majorité, en 1972 et 1994. Le royaume fait cependant partie du marché unique européen depuis quinze ans et doit ainsi se soumettre aux décisions européennes sans avoir voix au chapitre à Bruxelles.pétro-dollars« La Norvège va réfléchir à nouveau à l'adhésion », explique un haut responsable de la Commission, convaincu que la crise achèvera de convaincre les irréductibles Nordiques des vertus du club européen et de son « euro-bouclier ». La crise semble avoir des répercussions modérées en Norvège en comparaison avec l'économie islandaise dévastée. Mais « il y a une vraie peur chez les Norvégiens », constate Ulf Severdrup, professeur à l'université d'Oslo. Le gouvernement doit puiser plus que d'habitude dans son fonds souverain alimenté par les pétro-dollars. Le taux de chômage pourrait atteindre 5 % en 2010 contre à peine 1,7 % l'an dernier.« Le débat sur l'Europe pourrait s'inviter en vue des élections législatives en septembre, même si les partis feront tout pour l'éviter », estime Ulf Severdrup. à Bruxelles, un véritable comité d'accueil nordique se prépare avec le Finlandais Olli Rehn, commissaire à l'élargissement, et la prochaine présidence suédoise de l'Union, à partir du 1er juillet. Yann-Antony Noghès, à BruxellesMax GALLI/LAIF-REA
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