Sarkozy veut plus d'autoentrepreneurs
La Tribune
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« Aujourd'hui, l'Élysée est la maison des créateurs d'entreprise »? Devant quelques centaines d'autoentrepreneurs conviés hier matin au palais présidentiel, Nicolas Sarkozy s'est félicité du succès du système lancé le 1er janvier. « Le succès de l'autoentrepreneur est en passe de devenir un phénomène de société, a affirmé le chef de l'État. Si nous continuons sur le rythme actuel, c'est plus de 300.000 personnes qui lanceront leur propre activité en tant qu'autoentrepreneurs en 2009, malgré la crise que nous traversons. »Nicolas Sarkozy a défendu un système que les artisans, notamment, dénoncent comme « ultralibéral ». L'Union professionnelle artisanale (UPA) vient d'ailleurs de demander que les activités artisanales soient exclues du régime de l'autoentrepreneur. Le chef de l'État s'est dit prêt à recevoir les représentants des artisans en estimant possible de « parvenir à une solution entre personnes de bonne volont頻. « Remettons les choses à leur place : que font les autoentrepreneurs aujourd'hui ? Du conseil, des services à la personne, des activités de vente de détail et à distance, de la programmation informatique [?]. Je n'y vois donc pas un péril, en particulier pour le secteur de l'artisanat. Ce sont de nouveaux secteurs qui se créent », a-t-il insisté en promettant toutefois « une évaluation approfondie ».Sur la question du financement, Nicolas Sarkozy a demandé à la Caisse des dépôts et consignations d'accorder aux structures de microcrédits « des prêts sur fonds d'épargne à prix coûtant ». La ministre de l'Économie, Christine Lagarde, est chargée d'en « définir le volume ».Le chef de l'État a également demandé aux secrétaires d'État aux PME, Hervé Novelli, et à l'Emploi, Laurent Wauquiez, de « réunir les responsables des fonds de formation professionnelle des travailleurs indépendants d'ici la fin du mois pour s'assurer que les autoentrepreneurs auront droit, comme les autres créateurs et chefs d'entreprise, à une formation professionnelle adaptée ». Il a également relevé que « l'assurance-crédit se révèle être sans doute le point faible de la chaîne de financement des entreprises. Nous la mettrons sous pression dans les jours qui viennent », a-t-il promis. Hélène Fontanaud
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