" Le Trésor paiera sans doute trop cher "

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Dans son action pour sauver les banques, le Trésor américain saura-t-il quel prix attacher aux créances toxiques qu'il achètera ?On peut effectivement trouver des solutions pour déterminer un prix qui serait un prix de marché, ou faire fonctionner des modèles, imparfaits, certes, mais qui donnent de bonnes indications de la valeur des titres. Cela dit, le Trésor paiera sans doute trop cher. C'est ce qu'on appelle la " malédiction du vainqueur " : celui qui remporte une enchère a forcément payé plus que les autres... Mais le fait est qu'il faut nettoyer le bilan des banques, pour qu'elles puissent ensuite se recapitaliser.Après cela, combien de temps ce papier restera-t-il dans les livres de comptes du Trésor ?Des années, peut-être. Les créances des " savings & loans" y sont restées sept ou huit ans. Si c'est moins cette fois-ci, parfait, mais nous ne devons pas être trop optimistes... Il faut se faire à l'idée que toutes ces activités nécessiteront beaucoup de temps pour être assainies. Enfin, ces efforts gouvernementaux ne doivent pas faire oublier que sur le marché immobilier un total de 4.000 millions de dollars a été perdu, en raison de la baisse des prix depuis un an aux États-Unis. Ces montants se sont envolés à jamais, ils ne reviendront pas. Et même si ces pertes sont redistribuées entre les institutions financières, les ménages, etc., grâce au plan de sauvetage, elles ne cesseront pas d'exister pour autant. Il faut donc également se faire à une autre idée : nous sommes devenus pauvres.Cela augure mal pour la croissance économique à venir...En effet. L'effet richesse à l'envers pèse déjà sur les décisions des consommateurs depuis quelque temps. En outre, les marchés financiers peuvent faire des tas de choses mais ne peuvent apporter le salut à une économie en perte de vitesse. Je laisse cependant d'autres se hasarder à des pronostics sur la croissance du PIB...Pour ceux qui ont encore de l'argent, où doivent-ils le placer ?Cela dépend des risques que chacun veut prendre. Toutefois, des produits de type obligations du Trésor, mais protégés de l'inflation, sont sans doute une bonne idée pour les conservateurs - et encore plus si les États venaient à décider d'alléger leur dette en laissant filer l'inflation...

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