Dernière étape pour la réforme du CNRS

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echercheLa réorganisation du CNRS entre dans sa dernière ligne droite. Demain doivent être soumis à consultation le projet de décret de réorganisation et le contrat d'objectif 2009-2013 de l'organisme public de recherche. La preuve, pour les syndicats de chercheurs, que le gouvernement veut passer en force. Il veut en tout cas aller vite. Dans le cadre de la grande réforme de la recherche publique, les laboratoires sont appelés à devenir « agences de moyens » (de financement donc) et opérateurs. Ils doivent se réorganiser en instituts thématiques et mutualiser leurs travaux par discipline.MutationAprès l'Inserm (recherche médicale), c'est donc au tour du CNRS d'achever sa mue. Réorganisé depuis peu en neuf instituts, il doit encore entériner la création d'un dixième dédié à l'informatique et destiné à être rapproché de l'Inria (lire « La Tribune » du 27 mars). D'après le projet de décret, il doit aussi abandonner ses prérogatives en matière d'évaluation des programmes de recherche de ses unités propres ou mixtes (UMR), désormais dévolues à l'Aeres (Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur). La répartition du budget entre des instituts « cloisonnés » fait aussi craindre aux syndicats un risque d'éclatement du CNRS. Quant au retard du contrat d'objectif, qui sera présenté en conseil d'administration le 25 juin avec neuf mois de retard, il s'explique par la volonté du gouvernement d'y faire figurer les modalités de cette réforme. Mais il y manque toujours le volet budgétaire. Dans la dernière version du contrat datée du 5 juin, il est précisé que « la partie moyens fera l'objet d'un avenant » après la discussion budgétaire, à l'automne.Malgré l'annonce du gel des suppressions de postes en 2010 et 2011, les inquiétudes demeurent donc. « Nous demandons le retrait des deux textes afin de pouvoir les rediscuter en septembre », plaide Jean-Luc Mazet, secrétaire général du SNCS-FSU. Pour couper court, la ministre de la Recherche a tenu à rassurer le conseil scientifique du CNRS, lundi soir, lors d'une visite surprise. Et indiqué que des « moyens nouveaux viendront accompagner sa réorganisation et permettront de poursuivre une stratégie d'excellence » (le gouvernement a programmé une rallonge de 1,8 milliard d'euros par an pour l'enseignement supérieur et la recherche).

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