Services gagnants pour la société « Polyglot » en Australie

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Notre succès, c'est d'abord celui de notre client. » La formule a été mille fois répétée, mais dans la bouche de Gérald Bot, elle prend tout son sens. L'ancien Sup de co de Bordeaux n'est pas en train de réciter la leçon, mais d'expliquer la réussite de la société Polyglot, qu'il dirige à Sydney avec son épouse Corinne.Le petit cabinet de recrutement, lancé en 1995, s'est depuis développé, pour offrir aujourd'hui l'éventail de services le plus large qu'une entreprise désireuse de s'implanter sur l'international puisse rêver. « Polyglot est organisée comme une boîte de conseil », détaille le directeur de cette société de quinze employés, qui, en plus de toute la gestion des ressources humaines, propose entre autres des services d'audit, de portage ou d'administration de sociétés, de traduction et de formation. « Notre activité a évolué en fonction des besoins des entreprises qui nous sollicitaient », reprend Gérald Bot, venu rejoindre son épouse dans l'affaire trois ans plus tôt. C'est en effet l'ancienne chasseuse de têtes, spécialiste des ressources humaines, qui démarre l'aventure avec quelques filiales australiennes de grands groupes français dans son portefeuille. La clientèle s'est depuis élargie, à mesure des solutions livrées clés en main par la société.Avant de se décider à travailler ensemble, les époux Bot ont suivi leurs propres chemins professionnels pendant dix-sept ans, au gré des différents postes occupés par Gérald en Australie. Arrivé à Sydney comme coopérant, alors qu'il devait aller en Libye, le Breton d'origine prend vite la décision de rester plus longtemps que les seize mois autorisés. Surtout que Corinne a suivi dans les bagages et que tous les deux tombent rapidement sous le charme de ce pays dont l'économie « donne envie de démarrer sa propre affaire », selon Gérald, qui pendant toutes ces années va cumuler les responsabilités et bâtir son expérience. Dans la laine d'abord, comme trader à Sydney, puis à Perth, avant de retourner sur la côte est faire son cinéma comme directeur du marketing et des ventes d'une compagnie australienne de fourniture de laboratoires cinématographiques. Après avoir explosé les chiffres, le leader mondial de l'étiquette, Avery Dennison, le recrute pour reprendre en main sa filiale régionale, avant de lui demander de liquider la boîte au lendemain de l'attaque du 11 Septembre. Le temps de refuser la tête du groupe à Londres et le voici de retour en Australie où l'attend l'un des clients de Corinne, le groupe Sodexho, qui lui confie l'organisation de ses activités dans la région. Il y reste quatre ans. Début 2006, Gérald se décide à franchir le pas et rejoint Corinne pour mettre ses compétences managériales au service de Polyglot. « Une des meilleures décisions de ma carrière », estime aujourd'hui ce quarantenaire.

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