Taiwan, dans le sillage de Shanghai

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Il n'y a pas que sur le tourisme que l'impact de l'ouverture de Taiwan à la Chine se fait aujourd'hui sentir. Alors que les liens commencent à se renforcer entre les deux pays ? des relations maritimes et aériennes, notamment, se mettent en place ? le domaine de la finance commence lui aussi à connaître des répercussions. L'avènement au pouvoir en mai dernier de Ma Ying-jeou (président en faveur d'un rapprochement avec la Chine continentale) a en effet changé la perception des investisseurs vis-à-vis de l'île. Selon Nick Lai, analyste chez JP Morgan, « les relations commerciales avec la Chine vont devenir une importante source de croissance pour l'économie taiwanaise ». À plus court terme, « les résultats qui vont être publiés en avril devraient être assez médiocres mais, à nos yeux, la baisse que cela pourrait engendrer devrait créer des opportunités d'achat ». En Bourse, cette prévision devrait, selon l'analyste, se traduire par une fluctuation de l'indice de référence entre 4.200 et 5.000 points (contre 5.064 actuellement) sur la première partie de l'année, avant que ce dernier ne connaisse une accélération susceptible de le propulser autour de 6.000 points en fin d'année.retour en grâceCe retour en grâce se manifeste d'ailleurs déjà depuis le début d'année. Après des années d'apathie, la place de Taipei, qui avait eu à souffrir d'une forte décote politique puis, à l'automne dernier, de l'impact de la crise des subprimes, se range désormais, grâce aux perspectives qu'offrent ses relations avec la Chine, parmi les meilleures performances annuelles mondiales. L'indice Taiex gagne près de 10 % à 5.064 points, ce qui le classe désormais derrière les Bourses de Shanghai, du Venezuela, du Chili et du Sri Lanka. Sur cette période, les valeurs technologiques (qui occupent près de la moitié de la capitalisation) ont fortement contribué au rebond. L'électronique et les semi-conducteurs ont connu des progressions sur la période de 26 % et 21,4 %. Certaines actions comme MediaTek ou Silitech Technology se sont même adjugé des gains allant jusqu'à 40 % et 50 %. À l'inverse, le secteur de la finance (qui pèse pour 6,7 %) continue d'être le plus mal loti avec un retard de 11,6 % derrière l'alimentaire (? 4,3 %) et la grande distribution (? 1,24 %). M. B.

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