Barroso sera fixé sur son sort le 9 juillet

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Union européenneLe supplice chinois continue pour José Manuel Barroso. Alors que l'actuel président de la Commission européenne devait passer son grand oral, hier soir, devant les chefs d'État et de gouvernement réunis à Bruxelles, dans l'espoir d'obtenir leur soutien formel, le président sortant du Parlement européen, Hans-Gert Pöttering, lui a gâché la fête. Interrogé pour savoir si le nouveau Parlement était prêt à voter sur une reconduction de José Manuel Barroso le 14 ou le 15 juillet, lors de sa session inaugurale, Hans-Gert Pöttering a répondu que la question restait « ouverte ». Et de préciser que la décision sera prise le 9 juillet, lors de la conférence des présidents, qui réunit les chefs des groupes politiques. Or, si le groupe des conservateurs du PPE, dont est issu José Manuel Barroso, est favorable à un vote dès la mi-juillet, les socialistes, les Verts et une partie des libéraux refusent de donner leur feu vert avant de connaître le sort du traité de Lisbonne. Et si les Irlandais devaient ratifier Lisbonne lors d'un second référendum fin septembre ou début octobre, il faudra alors à José Manuel Barroso réunir la majorité absolue de l'ensemble des 736 députés du Parlement européen, ce qui n'est pas joué d'avance, puisque le seul groupe PPE ne la détient pas. Ce qui ouvrirait la voie à l'émergence d'autres candidatures, comme celle de l'ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt, qui tient la corde. En tout cas, afin de forcer la main du Conseil européen, José Manuel Barroso a dévoilé hier les grandes lignes de son programme dans une lettre adressée aux chefs d'État et de gouvernement. six grands chapitres Parmi ses priorités, déclinées en six grands chapitres, plusieurs reprennent clairement la feuille de route tracée par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel la semaine dernière à Paris, notamment sur la régulation financière et la lutte contre le réchauffement climatique. Pour amadouer sans doute les Français, il mentionne également la promotion du développement du secteur agricole dans la perspective de la grande réforme de la politique agricole commune en 2013.

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