« L'État peut être en déficit, mais pas nous »

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« Méfions-nous des présentations. À Grenoble, les taxes sur les ménages vont certes augmenter cette année, mais, pendant dix ans, leurs taux n'avaient pas changé. Il est donc nécessaire de lisser les augmentations avant d'accuser les élus locaux de dérapage ! Pour l'ensemble des grandes villes, la hausse ne sera en moyenne que de 3 %. Mais il est vrai qu'elle touchera en plein notre électorat.Rappelons aussi que les élus locaux participent au premier chef à la relance souhaitée par le gouvernement puisqu'ils réalisent 73 % des investissements publics civils en France.Qui pourrait donc nous accuser aujourd'hui de couper dans les dépenses d'investissement ? En réduisant ses concours aux collectivités, l'État se tend donc un piège à lui-même puisqu'il limite les capacités d'investissement des élus ! Il pourrait également nous faire grief de réduire les dépenses sociales et de solidarité, en cette période de crise où nous sommes en première ligne face aux difficultés quotidiennes des gens.Mais, à la différence de l'État, les collectivités locales ne peuvent pas s'endetter comme elles veulent : elles doivent présenter des budgets en équilibre ! » nmichel destot, maire de Grenoble (ps)

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