Richard Descoings lance sa grande consultation sur le lycée

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La feuille de route de Richard Descoings pour « organiser le débat » sur la réforme du lycée est prête. Elle a été avalisée hier par le chef de l'État. Pour le directeur de Sciences po Paris, il s'agit de « faire remonter du terrain les points autour desquels se dessine une relative conciliation mais aussi ceux qui soulèvent des désaccords ». Et donner la parole à toutes les parties prenantes légitimes (syndicats, enseignants, lycéens, chefs d'établissement?) notamment celles qui se sont peu exprimées (familles, personnels administratifs et sociaux). Cette grande consultation se fera en trois étapes simultanées. Tout d'abord, il faut « une présence immédiate sur le terrain », affirme Richard Descoings à « La Tribune ». Il compte se rendre dans un lycée par département, « sous réserve d'invitation par les chefs d'établissement ». Ce tour de France commencerait par la Haute-Normandie. Il concernera tous les types de lycées, y compris les polyvalents. Richard Descoings ne s'interdit pas non plus de s'inspirer de la voie professionnelle. Parallèlement va être lancé un grand débat sur Internet, via la constitution d'une plate-forme indépendante alliant blogs, « chats » et forums. « Internet offre la possibilité d'une expression personnalisée tout en étant quantitativement formidable », analyse-t-il. Il va demander audience à un panel d'institutionnels (associations de parents d'élèves, partis politiques, spécialistes de l'éducation mais aussi ex-ministres?). « Si un accord se dégage, leurs points de vue seront publiés sur la plate-forme Internet. »« points de convergence »Un point d'étape sera transmis en mai à Xavier Darcos avant une remise du rapport en octobre. Pour l'heure, Richard Descoings ne se risque pas à esquisser la moindre piste de réforme, au-delà de la base de travail que constituent toujours les « points de convergence » signés en juin par les syndicats d'enseignants et les organisations lycéennes. Il insiste sur les sujets transversaux que sont « l'orientation, la justice sociale, l'efficacité et la façon dont le lycée jette des ponts vers l'enseignement supérieur et l'insertion professionnelle ».Avec la volonté d'octroyer plus d'autonomies aux équipes pédagogiques. Quant aux subsides privés, évoqués pour des « projets ne relevant pas de la mission de service public, dépourvus de crédits, et non finançables par la taxe d'apprentissage », ils pourraient prendre la forme de mécénats finançant par exemple voyages et projets culturels. Clarisse Jay

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