Nouveau tour de table pour la Foncière Lyonnaise
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Suite au récent exercice des options d'achat consenties par Colonial à ses banques créancières sur une partie du capital de la Foncière Lyonnaise (SFL), le groupe immobilier espagnol a vu sa part ramenée de 84 % à 53,41 %. De son côté, le Crédit Agricole est monté à 13,89 % du capital. Les participations des trois autres principales banques créancières ? Goldman Sachs, Eurohypo et Royal Bank of Scotland (RBS) ? sont respectivement passées à 7,26 %, 7,25 % et 7,25 %. d'autres prioritésCette modification de l'actionnariat présente au moins un avantage certain pour SFL : celui de mettre la société en conformité avec la législation des SIIC (sociétés d'investissement immobilier cotées), qui exige que le capital ne soit pas détenu à plus de 60 % par un seul actionnaire. Pour rappel, les SIIC bénéficient d'un régime fiscal avantageux. Reste que SFL doit maintenant composer avec ce nouveau tour de table. Que le Crédit Agricole soit devenu le deuxième actionnaire de la foncière ne semble pas être un handicap pour cette dernière. Cette banque, française, peut s'intéresser durablement à SFL. Plus, sans doute, que les trois banques étrangères, susceptibles d'avoir d'autres priorités, à commencer par RBS, en butte à de lourdes pertes. Il n'est donc pas impossible que l'actionnariat de SFL évolue encore au cours des prochains mois. Colonial, lui, souhaite garder ses 53,41 % de SFL. Mais il ne s'agit pas là d'un actionnaire bien solide. D'ici à la fin du premier semestre 2009, Colonial doit vendre sa filiale Riofisa, dans le cadre de la restructuration conclue avec ses banques. Or, la conjoncture immobilière ne favorise guère les cessions d'actifs. Il n'est donc pas exclu que Colonial se retrouve en situation de défaut. C. L.
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